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Frise chronologique
Campaniforme (IIIe millénaire av. J.-C.)
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Campaniforme (IIIe millénaire av. J.-C.) (≈ 100 av. J.-C.)
Datation estimée par le mobilier funéraire.
1876
Première fouille
Première fouille
1876 (≈ 1876)
Docteur Ollivier découvre ossements et artefacts.
1929
Fouilles de Paul Goby
Fouilles de Paul Goby
1929 (≈ 1929)
Nouveaux artefacts exhumés et étudiés.
1972
Fouilles de Gérard Sauzade
Fouilles de Gérard Sauzade
1972 (≈ 1972)
Complément d’étude du mobilier funéraire.
3 novembre 1987
Classement monument historique
Classement monument historique
3 novembre 1987 (≈ 1987)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de la Verrerie-Vieille (cad. H 21a) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987
Personnages clés
| Docteur Ollivier - Archéologue |
Premières fouilles en 1876. |
| Paul Goby - Archéologue |
Fouilles et étude en 1929. |
| Gérard Sauzade - Archéologue |
Fouilles et analyses en 1972. |
| Hélène Barge - Restauratrice |
Restauration du monument après 1987. |
Origine et histoire
Le dolmen de la Verrerie-Vieille est un édifice mégalithique situé à Tourrettes, dans le département du Var. Il est enserré dans un tumulus de 24 mètres de diamètre et 2 mètres de hauteur, avec une chambre sépulcrale délimitée par des orthostates imposantes (3 m de long, 2 m de haut). Les côtés latéraux sont composés de dalles en grès et de murets en lauzes rougeâtres, tandis qu’une dalle transversale divise l’intérieur en deux parties. Le couloir d’accès, long de 3 mètres, est marqué par une alternance de dalles et de murettes.
Fouillé dès 1876 par le Docteur Ollivier, puis par Paul Goby (1929) et Gérard Sauzade (1972), le site a livré des ossements humains, dont certains incinérés, ainsi qu’un riche mobilier funéraire : armatures de flèches, hache polie, brassard d’archer, perles en calcaire ou variscite, et objets en cuivre. Ces découvertes suggèrent une construction durant le Campaniforme, avec une utilisation prolongée jusqu’à l’âge du bronze. Une partie du mobilier est conservée au musée de Grasse et au dépôt archéologique de Vaison-la-Romaine.
Classé monument historique en 1987, le dolmen a été restauré par Hélène Barge. Son importance régionale est soulignée par sa taille, son architecture soignée et la diversité des artefacts exhumés, reflétant des pratiques funéraires complexes. Les fouilles anciennes, bien que partiellement documentées, révèlent aussi des fragments de céramique et des parures en quartz hyalin, témoignant de échanges ou d’artisanats locaux.
L’édifice s’inscrit dans un paysage mégalithique varois étudié, comme en attestent les références bibliographiques (Barge & Mahieu, 2005 ; Furestier, 2005). Ces travaux soulignent son rôle dans les réseaux culturels du sud-est de la France durant la préhistoire récente. La localisation précise, près du lieu-dit Les Bertrand, et son état de conservation en font un site clé pour comprendre les sociétés campaniformes et protohistoriques de Provence-Alpes-Côte d’Azur.