Dolmen de la Verrerie-Vieille à Tourrettes dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de la Verrerie-Vieille à Tourrettes

  • Les Bertrands 
  • 83440 Tourrettes
Dolmen de la Verrerie-Vieille à Tourrettes
Dolmen de la Verrerie-Vieille à Tourrettes
Dolmen de la Verrerie-Vieille à Tourrettes
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Propriété privée

Frise chronologique

Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500 av. J.-C.
1400 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Âge du bronze
Utilisation prolongée
1876
Première fouille archéologique
1929
Fouilles par Paul Goby
1972
Fouilles par Gérard Sauzade
1987
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen de la Verrerie-Vieille (cad. H 21a) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987

Personnages clés

Hélène Barge Responsable de la restauration du dolmen.
Docteur Ollivier Archéologue ayant mené les premières fouilles en 1876.
Paul Goby Archéologue ayant mené des fouilles en 1929.
Gérard Sauzade Archéologue ayant mené des fouilles en 1972.

Origine et histoire du dolmen de la Verrerie-Vieille

Le dolmen de la Verrerie-Vieille est situé à Tourrettes, dans le département du Var. Il est inscrit au titre des monuments historiques en 1987 et a été restauré par Hélène Barge. L'édifice repose au centre d'un tumulus de 24 mètres de diamètre et d'une hauteur maximale de 2 mètres au centre. La dalle de chevet et les piliers d'entrée de la chambre sépulcrale sont constitués de grands orthostates d'environ 3 mètres de long sur 2 mètres de haut. Les côtés nord et sud comportent une dalle centrale en grès, encadrée de petits murets en lauzes rougeâtres (pélites). Une dalle transversale divise la chambre en deux parties et l'entrée est marquée, côté couloir, par une pierre de seuil. Le couloir, long d'environ 3 mètres, est délimité par une alternance de petites dalles et de murettes. Le site a été fouillé dès 1876 par le docteur Ollivier, puis par Paul Goby en 1929 et Gérard Sauzade en 1972. Les comptes rendus des fouilles anciennes signalent de nombreux ossements humains, dont certains portaient des traces d'incinération. Le mobilier funéraire comprenait armes et outils — dix-huit armatures de flèches foliacées, une grande lame de silex, une petite hache polie et un brassard d'archer en schiste — ainsi qu'un riche ensemble de parures. Parmi celles-ci figuraient plus de cent perles en calcaire, stéatite, variscite et coquillage, ainsi que des pendeloques en quartz hyalin. On a également recueilli quelques fragments de céramique, notamment une écuelle à anse en ruban, ainsi que des objets en cuivre, dont deux alênes et des perles. Une partie du mobilier est désormais perdue ; le reste est conservé au musée de Grasse et au dépôt archéologique de Vaison-la-Romaine. Ces découvertes permettent d'attribuer l'édification du dolmen au Campaniforme, son utilisation se poursuivant jusqu'à l'âge du bronze.

Liens externes