Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
19 août 1954
Classement monument historique
Classement monument historique 19 août 1954 (≈ 1954)
Protection officielle du site
1977
Restauration du dolmen
Restauration du dolmen 1977 (≈ 1977)
Renforcement de la couverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Lamalou (cad. A 112) : classement par arrêté du 19 août 1954
Personnages clés
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Origine et histoire du dolmen de Lamalou
Le dolmen de Lamalou, situé à Rouet dans l’Hérault, est un édifice mégalithique daté du Néolithique. Classé monument historique en 1954, il se distingue par sa conservation remarquable, incluant un tumulus de 15 m de diamètre et 3 m de hauteur, ainsi que des éléments architecturaux complets (couloir, antichambre, chambre et dalles de couverture). Restauré en 1977, il illustre les techniques de construction funéraire de l’époque, avec des murs en pierres sèches et des dalles inclinées.
Le couloir, légèrement arqué et long de 5,10 m, mène à une antichambre séparée par une cloison percée d’une ouverture en forme de « porte de four ». La chambre, de plan trapézoïdal, est recouverte d’une unique dalle ovale de 3,50 m de long. Le sol, dallé dans la chambre et en terre battue dans l’antichambre, a livré un mobilier archéologique riche : ossements humains, outils en silex (poignards, grattoirs), parures (perles, pendeloques) et fragments de poteries.
Les fouilles ont révélé plus de 50 kg d’ossements et 2 270 dents, ainsi qu’une industrie lithique et osseuse variée (poinçons en os de lapin, pointes de flèche). Les similitudes architecturales avec le dolmen voisin des Feuilles suggèrent une tradition constructrice locale. Le mobilier, conservé au musée de Lattes, témoigne des pratiques funéraires et artisanales du Néolithique en Languedoc.
Le dolmen, enserré dans un tumulus consolidé par des dalles verticales, ouvre au sud-ouest selon la pente naturelle. Son état de conservation exceptionnel, incluant la quasi-totalité de ses éléments d’origine, en fait un site clé pour l’étude des mégalithes languedociens. La restauration de 1977 a renforcé la couverture de l’antichambre avec une dalle supplémentaire, préservant ainsi ce patrimoine unique.