Frise chronologique
Néolithique (période de construction)
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (période de construction) (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée d'après le mobilier.
1876
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1876 (≈ 1876)
Découverte de poteries et outils néolithiques.
14 mars 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
14 mars 1927 (≈ 1927)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1977
Restauration du dolmen
Restauration du dolmen
1977 (≈ 1977)
Intervention des services de l’Équipement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Lestrigniou (cad. F 46) : classement par arrêté du 14 mars 1927
Personnages clés
| Jean L’Helgouach - Archéologue |
A proposé l’hypothèse d’une entrée latérale. |
| Paul du Châtellier - Archéologue (XIXe siècle) |
A dressé un plan du dolmen. |
Origine et histoire
Le dolmen de Lestriguiou, situé sur la commune de Plomeur dans le Finistère, est un vestige mégalithique daté du Néolithique. Classé monument historique en 1927, il fut endommagé lors de la construction d’un chemin rural avant d’être restauré en 1977 par les services de l’Équipement. Sa structure actuelle, réduite à une chambre de 2 m sur 1,50 m, conserve quatre orthostates supportant une dalle de couverture. Les fouilles de 1876 y révélèrent des poteries de type Kerugou (Néolithique final) et des outils en silex ou dolérite, dont un brassard d’archer.
Initialement interprété comme un dolmen à couloir en « V » ou une allée couverte, il est aujourd’hui considéré comme un dolmen à entrée latérale par Jean L’Helgouach. Cette hypothèse s’appuie sur deux pierres perpendiculaires visibles sur le plan de Paul du Châtellier, suggérant un couloir latéral sud. Le mobilier archéologique découvert (vases carénés, haches, pendeloque) atteste d’une occupation funéraire et rituelle, typique des pratiques néolithiques en Bretagne.
Le site, référencé dans la base Mérimée sous le code 29171 (commune de Plomeur), bénéficie d’une localisation approximative (précision : 5/10). Bien que partiellement détruit, il illustre l’architecture mégalithique finistérienne et son évolution, des premières sépultures collectives aux adaptations postérieures. Son classement parmi les monuments historiques et sa mention dans les inventaires régionaux soulignent son importance patrimoniale.