Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation des dolmens et du tumulus.
1866
Exploration par W. C. Lukis
Exploration par W. C. Lukis
1866 (≈ 1866)
Première étude archéologique connue.
1899
Fouilles de Z. Le Rouzic
Fouilles de Z. Le Rouzic
1899 (≈ 1899)
Découverte de fragments de poterie.
24 octobre 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
24 octobre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle du site.
1924
Restauration par Z. Le Rouzic
Restauration par Z. Le Rouzic
1924 (≈ 1924)
Travaux de conservation du dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen à galerie à support gravé de Mané-er-Loh dit Mané-Bras : classement par arrêté du 24 octobre 1921
Personnages clés
| W. C. Lukis - Archéologue |
Explorateur du site en 1866. |
| Z. Le Rouzic - Archéologue et restaurateur |
Fouilles en 1899, restauration en 1924. |
| Félix Gaillard - Fouilleur |
Exploration d’un coffre en 1887. |
Origine et histoire
Les dolmens de Mané-er-Loh sont deux monuments mégalithiques situés à Locoal-Mendon, dans le Morbihan (Bretagne). Datant du Néolithique, ils sont intégrés dans un tumulus circulaire de 40 mètres de diamètre et 40 mètres de hauteur, partiellement endommagé par des carrières au nord-est. Ce site a été exploré et restauré par des archéologues au XIXe et XXe siècles, avant d’être classé monument historique en 1921.
Le premier dolmen, le mieux conservé, mesure 13 mètres de long et s’ouvre à l’est. Il est composé de 26 orthostates et d’un couloir de 9 mètres de long, couvert par trois dalles. Sa chambre, sub-rectangulaire, abrite une dalle gravée pouvant représenter une déesse. Le second dolmen, situé à 2 mètres au nord-est, présente une forme coudée et un couloir délimité par des orthostates et des murets en pierres sèches.
Les fouilles menées par Z. Le Rouzic en 1899 et Félix Gaillard en 1887 n’ont révélé que des fragments de poterie et des éclats de silex, suggérant une utilisation funéraire ou rituelle. Le site, restauré en 1924, témoigne des pratiques architecturales et symboliques du Néolithique en Bretagne.
Le tumulus englobe les deux dolmens, orientés au sud-est, et illustre l’importance des sépultures collectives dans les sociétés néolithiques. Les gravures et la structure des monuments offrent des indices sur les croyances et l’organisation sociale de l’époque, bien que les découvertes archéologiques restent limitées.