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Dolmen de Mané-Kerioned à Carnac dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Mané-Kerioned à Carnac

  • La Glacière
  • 56340 Carnac
Dolmen de Mané-Kerioned à Carnac
Dolmen de Mané-Kerioned à Carnac
56340 Carnac, La Glacière

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique - Âge du Bronze
Construction des dolmens
1866
Fouilles initiales
1889
Classement aux Monuments Historiques
1899-1901
Restauration par Zacharie Le Rouzic
1922
Découverte d'une dalle gravée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen de Mané-Bras dit Roh-Vras (cad. F 369) : classement par arrêté du 12 mars 1923

Personnages clés

Gustave de Closmadeuc Directeur des fouilles initiales en 1866
Zacharie Le Rouzic Architecte et archéologue ayant restauré et étudié les dolmens
Société polymathique du Morbihan Institution ayant mené les premières fouilles et conservé le mobilier archéologique

Origine et histoire du dolmen de Mané-Kerioned

Les dolmens de Mané-Kerioned sont un ensemble de trois dolmens à couloir situés à Carnac, dans le département du Morbihan. Ces monuments mégalithiques, construits entre le Néolithique et l'Âge du Bronze, sont l'œuvre des populations préhistoriques de la région. Leur construction précise reste inconnue, mais ils témoignent des pratiques funéraires et symboliques de cette époque. Les dolmens étaient probablement utilisés comme sépultures collectives, abritant les restes des défunts accompagnés d'objets rituels.

Le site a été fouillé pour la première fois en 1866 par la Société polymathique du Morbihan, sous la direction de Gustave de Closmadeuc. Les dolmens étaient alors enfouis jusqu'aux tables, intégrés dans un tumulus allongé délimité par de gros blocs de granite. Les fouilles ont révélé des traces de mobilier archéologique, notamment des poteries, des outils en silex et des fusaïoles, attestant de l'importance culturelle et funéraire du site. En 1889, les dolmens ont été classés monuments historiques, une première fois en tant que tels, puis une seconde fois avec leur voisin, le dolmen de Kériaval.

En 1899 et 1901, Zacharie Le Rouzic a entrepris une restauration du site, consolidant les structures et découvrant des gravures sur les orthostates. En 1922, lors d'une troisième restauration, Le Rouzic a mis au jour une dalle gravée de deux haches emmanchées, un motif symbolique fréquent dans l'art mégalithique. Ces découvertes ont enrichi notre compréhension des pratiques artistiques et religieuses des constructeurs de dolmens. Les dolmens de Mané-Kerioned restent aujourd'hui un témoignage exceptionnel de l'architecture funéraire néolithique en Bretagne.

Le folklore local associe ces monuments aux Korrigans, des lutins bretons, renforçant leur mystère et leur attrait. Le nom même du site, Mané-Kerioned, signifie "la butte aux lutins", illustrant le lien entre ces structures et les croyances populaires. Les dolmens A, B et C, avec leurs orientations distinctes et leurs gravures, continuent de fasciner les archéologues et les visiteurs, offrant un aperçu unique de la vie et des croyances des sociétés préhistoriques.

Liens externes

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