Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
1898
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1898 (≈ 1898)
Menées par A. Martin, seule source documentaire.
9 janvier 1978
Classement monument historique
Classement monument historique 9 janvier 1978 (≈ 1978)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen à couloir et chambre circulaire dit Dolmen de Nelhouët (cad. YH 19D) : classement par arrêté du 9 janvier 1978
Personnages clés
A. Martin - Archéologue
A fouillé et documenté le site en 1898.
Origine et histoire du dolmen de Nelhouët
Le dolmen de Nelhouët est un monument mégalithique de type dolmen à couloir, situé sur la commune de Caudan, dans le Morbihan. Découvert et fouillé en 1898 par A. Martin, il se compose d’un couloir de 3,90 m de long menant à une chambre circulaire de 4,80 m de diamètre, délimitée par douze orthostates (pierres verticales) atteignant jusqu’à 2 m de hauteur. Le site, aujourd’hui partiellement enseveli sous des déblais de remembrement, a livré des vestiges archéologiques modestes : céramiques, un brassard d’archer en schiste, et des outils en silex. Aucune dalle de couverture n’a été identifiée, suggérant une structure originellement ouverte ou dégradée.
Les fouilles de 1898 ont révélé trois vases distincts, dont un vase caréné à fond rond en pâte brun-rouge poli, et un autre en pâte noire grossière avec des décors campaniformes (rayures). Ces artefacts, associés à des charbons, attestent d’une occupation humaine au Néolithique, période où les dolmens servaient de sépultures collectives. Le monument, classé monument historique en 1978, illustre l’architecture funéraire armoricaine, marquée par l’utilisation de micaschiste local et une orientation symbolique vers le sud-est.
Le dolmen de Nelhouët se distingue par son plan circulaire, rare dans la région, et par la réutilisation de deux de ses piliers avant les fouilles : l’un comme pierre à piler, l’autre en pont sur un ruisseau. Cette pratique témoigne de la réappropriation des mégalithes par les communautés locales après leur abandon rituel. Les galets et moellons bouchant les intervalles du couloir suggèrent une volonté de fermeture progressive de la structure, peut-être liée à des rites funéraires évolutifs.
L’état actuel du site, recouvert par des déblais agricoles, limite son étude archéologique. Les seuls documents disponibles restent les plans et descriptions d’A. Martin, publiés dans la Revue archéologique (1898). Malgré cette disparition partielle, le dolmen conserve une valeur patrimoniale majeure, représentative des savoir-faire néolithiques en Bretagne méridionale et de leur intégration dans le paysage contemporain.