Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée pour les trois monuments.
9 janvier 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
9 janvier 1978 (≈ 1978)
Protection des dolmens n°1 et n°2 par arrêté.
1998
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
1998 (≈ 1998)
Intégration à la via Podiensis (Saint-Jacques).
avril-juin 2013
Restauration et fouilles
Restauration et fouilles
avril-juin 2013 (≈ 2013)
Travaux sur le dolmen n°2 et étude archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux dolmens (cad. B 1 ; C 507) : classement par arrêté du 9 janvier 1978
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
Les dolmens de Pech Laglaire, situés près du hameau du Mas-de-Pégouriès à Gréalou (Lot), forment un ensemble de trois monuments mégalithiques distants de 200 mètres maximum. Les dolmens n°1 et n°2, classés monuments historiques le 9 janvier 1978, illustrent des architectures variées : le premier, potentiellement un dolmen double avec une chambre secondaire comblée, et le second, un dolmen simple de type caussenard, orienté sud-est (azimut 123°). Leur tumulus, de formes ovale ou quadrangulaire, abrite des dalles calcaires massives, dont une table de 7 tonnes pour le dolmen n°2.
Le dolmen n°2, fouillé lors de travaux en 2013, a livré un mobilier funéraire conservé au musée de Cahors : 114 perles en coquillage, des pendeloques, et une pointe de flèche cassée. Ces objets attestent de pratiques rituelles et d’échanges lointains. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998 via les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (via Podiensis), ce dolmen symbolise aussi la réappropriation chrétienne des sites païens, comme en témoigne une croix ancienne à proximité.
Le dolmen n°3, fortement dégradé, ne conserve que deux orthostates et un fragment de table, mais son tumulus circulaire (17 m de diamètre) reste visible. L’orientation des trois dolmens (azimuts 120° à 123°) suggère un alignement intentionnel, peut-être lié à des repères astronomiques ou topographiques. Leur proximité géographique et leurs similitudes architecturales interrogent sur leur construction synchronisée ou étalée dans le temps, reflétant l’évolution des techniques mégalithiques au Néolithique.
Les fouilles et études récentes, comme celles publiées en 2022 dans L’anthropologie, visent à préciser la chronologie et les usages de ces monuments. Le dolmen n°1, au sommet de la colline, pourrait avoir été agrandi postérieurement, tandis que le n°2, mieux préservé, offre un exemple typique des dolmens caussenards du Quercy. Leur classement et leur inscription à l’UNESCO soulignent leur valeur patrimoniale, à la fois archéologique, historique et paysagère.
Devenir actuel
Le dolmen de Pech Laglaire 2 fait donc partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Il est sur le chemin de la Via Podiensis, ou « voie du Puy », qui part du Puy-en-Velay jusqu'au village basque d'Ostabat, où elle rejoint la via Turonensis et la via Lemovicensis réunies peu avant.