Frise chronologique
La Tène III
Réutilisation du site
Réutilisation du site
La Tène III (≈ 3)
Période de seconde occupation.
1828
Première mention écrite
Première mention écrite
1828 (≈ 1828)
Par F. Jouannet dans des écrits.
1874
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1874 (≈ 1874)
Menées par la Société du Périgord.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Peyrebrune : classement par liste de 1889
Personnages clés
| F. Jouannet - Premier mentionneur |
A cité le dolmen en 1828. |
| Édouard Galy - Descripteur du monument |
Auteur du compte-rendu de 1874. |
| L. Drouyn - Chercheur archéologique |
A étudié le site avant 1874. |
| A. de Gourgues - Chercheur archéologique |
Associé aux premières études du dolmen. |
Origine et histoire
Le dolmen de Peyrebrune, aussi appelé Peyre-Brune ou Pierre-Brune, est un monument mégalithique situé à Saint-Aquilin, dans le département de la Dordogne, en Nouvelle-Aquitaine. Il se trouve sur un chemin forestier reliant le hameau de Seyssac au bourg de Segonzac, à 200 mètres d’altitude. Ce dolmen, érigé sur des sables de l’Éocène supérieur, est construit en dalles de grès sidérolithique et mesure 2,70 m de long pour 1,90 m de large, avec une table de couverture inclinée.
Mentionné pour la première fois en 1828 par F. Jouannet, puis étudié par L. Drouyn et A. de Gourgues, le site a fait l’objet de fouilles en 1874 par la Société archéologique du Périgord. Édouard Galy en a fourni la première description complète. Classé monument historique en 1889, le dolmen a livré un mobilier funéraire varié : outils lithiques (haches, couteaux, pointes de flèches), objets de parure (pendeloques en grès, silex et coquillage), et tessons de céramique grise, typiques de la culture artenacienne, avec une réutilisation à La Tène III.
Selon une légende locale rapportée en 1830, le dolmen abriterait la tombe d’un chef militaire marié à une fée, tué au combat. La fée aurait ordonné à six pages d’ériger le monument avec des pierres, maudissant quiconque toucherait la sépulture. Une partie des artefacts découverts est aujourd’hui conservée au musée d’art et d’archéologie du Périgord à Périgueux.
Le dolmen illustre les pratiques funéraires protohistoriques, avec une chambre sépulcrale contenant des cendres végétales et des charbons de bois. Son état actuel, avec une table de couverture désaxée, témoigne des altérations subies au fil des siècles. La précision de sa localisation est évaluée à 8/10, et le site reste propriété de la commune de Saint-Aquilin.