Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification initiale du monument.
1877
Exploration par Chaplain-Duparc
Exploration par Chaplain-Duparc
1877 (≈ 1877)
Découverte d'artefacts néolithiques et gallo-romains.
1889
Restauration et classement
Restauration et classement
1889 (≈ 1889)
Travaux de F. Gaillard et protection officielle.
1901
Seconde restauration
Seconde restauration
1901 (≈ 1901)
Remise en accès des cupules rituelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Roc-en-Aud (cad. B) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| G. Chaplain-Duparc - Archéologue explorateur |
Fouilles en 1877, découverte d'objets néolithiques. |
| F. Gaillard - Restaurateur du dolmen |
Dirigea les travaux de 1889 et mentionna la restauration. |
| Paul Sébillot - Folkloriste |
Recueillit la tradition des cupules et vents. |
| Z. Le Rouzic - Archiviste local |
Décrivit la substitution des cupules après 1889. |
Origine et histoire
Le dolmen de Roc-en-Aud, aussi appelé Roc'h-en-Aud ou Roch-en-Aud, est un dolmen à couloir situé à Saint-Pierre-Quiberon, dans le Morbihan. Classé monument historique dès 1889, il se distingue par une chambre funéraire carrée (4 m x 3,90 m) délimitée par douze orthostates, précédée d’un couloir étroit (2,20 m x 1,10 m). Sa particularité architecturale réside dans des dalles de couverture en encorbellement, réduisant la portée tout en augmentant la hauteur sous voûte. Une dalle de chevet, un galet marin géant, et un dallage au sol complètent l’édifice.
Le site fut exploré en 1877 par G. Chaplain-Duparc, qui y découvrit des artefacts néolithiques : une fusaïole en terre cuite, des éclats de silex et des tessons de poterie. Une restauration menée par F. Gaillard en 1889 permit de conserver la structure, bien que le monument ait aussi été réutilisé à l’époque gallo-romaine. Ces fouilles révélèrent une occupation prolongée, mêlant usages funéraires et réappropriations ultérieures.
Selon une tradition locale rapportée par Paul Sébillot, les marins de Saint-Pierre-Quiberon ou leurs proches frappaient avec un marteau quatre cupules sur la table de couverture pour invoquer des vents favorables. Après la restauration de 1889, ces cupules devenant invisibles, la pratique se reporta sur des trous de carrier situés sur une autre dalle, jusqu’à une nouvelle intervention en 1901. Ce folklore illustre le lien persistant entre les communautés côtières et ce monument, bien au-delà de sa période d’édification.
Les matériaux archéologiques recueillis, bien que modestes, confirment une occupation néolithique suivie d’une réutilisation gallo-romaine. Le dolmen, propriété de la commune, reste un témoignage clé des pratiques mégalithiques bretonnes, alliant ingéniosité architecturale et symbolisme rituel. Sa localisation précise, 26 Route du Roch, en fait un site accessible, bien que sa précision cartographique soit jugée médiocre (niveau 5/10).