Frise chronologique
Néolithique
Construction probable du dolmen
Construction probable du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période attribuée à la construction initiale.
Âge du bronze
Datation alternative possible
Datation alternative possible
Âge du bronze (≈ 1500 av. J.-C.)
Certaines sources suggèrent cette période.
1964
Classement de la stèle protohistorique
Classement de la stèle protohistorique
1964 (≈ 1964)
Stèle de l'âge du fer classée monument historique.
12 août 1969
Classement du dolmen
Classement du dolmen
12 août 1969 (≈ 1969)
Protection officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen : classement par arrêté du 12 août 1969
Personnages clés
| Loïc Langouët - Chercheur et auteur |
A étudié les mégalithes de Guingamp. |
Origine et histoire
Le dolmen de Roc'h Du, également appelé dolmen de Roch Toul ou dolmen de Kerroland, est un site mégalithique emblématique situé à Maël-Pestivien, dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne. Ce monument, dont la table de couverture mesure 4 mètres sur 2 mètres, repose sur plusieurs orthostates, bien que certains éléments côté nord aient disparu. Bien que sa construction soit attribuée au Néolithique, des études suggèrent qu'il pourrait dater de l'âge du bronze, illustrant ainsi l'évolution des pratiques funéraires et architecturales sur plusieurs millénaires.
La protection du dolmen de Roc'h Du a été officiellement reconnue en 1969, date à laquelle il a été classé au titre des monuments historiques. À proximité immédiate, une stèle protohistorique de l'âge du fer, classée dès 1964, témoigne de l'occupation continue de ce site à travers différentes époques. Ces éléments archéologiques soulignent l'importance culturelle et historique de Maël-Pestivien, où se croisent des vestiges de périodes variées, du Néolithique à l'âge du fer.
La structure du dolmen, composée de deux orthostates côté ouest et est, ainsi que de deux autres côté sud, offre un exemple typique des constructions mégalithiques bretonnes. Bien que partiellement préservé, ce monument reste un témoignage précieux des pratiques et des croyances des sociétés préhistoriques de la région. Les recherches, comme celles menées par Loïc Langouët dans Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp (2006), contribuent à enrichir les connaissances sur ces édifices et leur rôle dans les communautés anciennes.
Le dolmen de Roc'h Du s'inscrit dans un paysage plus large de sites mégalithiques des Côtes-d'Armor, reflétant une tradition architecturale et spirituelle partagée. Son classement parmi les monuments historiques français renforce sa valeur patrimoniale, tout en invitant à la préservation et à l'étude de ces vestiges fragiles. La localisation approximative du site, signalée à Kerrolland, permet aux visiteurs et aux chercheurs de découvrir ce patrimoine in situ, bien que les informations pratiques sur les visites restent limitées dans les sources disponibles.