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Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
1866
Relevé topographique par Lukis
Relevé topographique par Lukis
1866 (≈ 1866)
Première étude détaillée du site.
1873
Fouilles par Charles Pendu
Fouilles par Charles Pendu
1873 (≈ 1873)
Exploration archéologique du dolmen.
1877
Fouilles par James Miln
Fouilles par James Miln
1877 (≈ 1877)
Nouvelle étude du monument.
1887
Acquisition par l'État
Acquisition par l'État
1887 (≈ 1887)
Devenu propriété publique avant classement.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Parmi les premiers sites protégés en France.
1927
Restauration par Zacharie Le Rouzic
Restauration par Zacharie Le Rouzic
1927 (≈ 1927)
Travaux et découvertes archéologiques majeures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen de Roch-Feutet (cad. G 511) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Lukis - Archéologue |
Auteur du relevé topographique en 1866. |
| Charles Pendu - Archéologue |
A exploré le dolmen en 1873. |
| James Miln - Archéologue |
A fouillé le site en 1877. |
| Zacharie Le Rouzic - Archéologue et restaurateur |
Responsable des travaux de 1927. |
Origine et histoire
Le dolmen de Roch-Feutet, aussi appelé Mané-er-Roc'h Feutet, est un dolmen à couloir court situé à Carnac, dans le Morbihan. Datant du Néolithique, il a été exploré et étudié par plusieurs archéologues au XIXe siècle. En 1866, Lukis en a réalisé un relevé topographique, suivi par des fouilles menées par Charles Pendu en 1873 et James Miln en 1877. Ce monument a été acquis par l'État en 1887 et classé parmi les premiers monuments historiques français sur la liste de 1889.
Le dolmen se compose d'une chambre délimitée par huit orthostates et d'un couloir court marqué par deux autres orthostates. Deux tables de couverture protègent l'ensemble, dont l'une porte une croix gravée d'origine récente. La base du cairn, structure de pierres recouvrant initialement le dolmen, est encore partiellement visible. Lors de sa restauration en 1927 par Zacharie Le Rouzic, un mobilier archéologique a été découvert, incluant des outils en silex, des fragments de poteries caliciformes, et des ossements incinérés (humains et animaux).
Les objets retrouvés sur le site, tels qu'une pointe de flèche à ailerons, une hache polie, et des dents humaines, attestent de pratiques funéraires et rituelles complexes au Néolithique. Ces découvertes, combinées à l'architecture du dolmen, en font un témoignage précieux des cultures mégalithiques bretonnes. Le site est aujourd'hui protégé et étudié pour son importance historique et archéologique, illustrant le patrimoine exceptionnel de la région de Carnac.