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Dolmen de Roche-Cubertelle à Luriecq dans la Loire

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Roche-Cubertelle à Luriecq

    Le Bourg 
    42380 Luriecq
Propriété de l'Etat
Dolmen de Roche-Cubertelle à Luriecq
Dolmen de Roche-Cubertelle à Luriecq
Dolmen de Roche-Cubertelle à Luriecq
Dolmen de Roche-Cubertelle à Luriecq
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Première mention écrite
4 mai 1916
Rachat par la commune
2 septembre 1916
Classement Monument Historique
Début XXe siècle
Menace de destruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le dolmen : classement par arrêté du 2 septembre 1916

Personnages clés

Propriétaire terrien (début XXe) - Menace sur le dolmen Voulait le faire sauter.
Commune de Luriecq - Acquéreur en 1916 A racheté le dolmen pour le préserver.
M. Bataille - Auteur d’une étude (1922) Publié dans *Bulletin de La Diana*.

Origine et histoire

Le dolmen de Roche-Cubertelle, aussi appelé Pierre-Couverte, est un monument mégalithique situé dans un vallon des monts du Forez, près du bourg de Luriecq (Loire). Il se compose de quatre dalles de granit bleuâtre : trois supports verticaux (dont un de 2,5 m de long) et une table de couverture de 2,20 m sur 2,50 m. L’ensemble, haut de 1,80 m, évoque une chambre ou une allée couverte, caractéristique des sépultures collectives du Néolithique ou du Chalcolithique.

Ce dolmen est l’un des rares exemples connus dans la région. Mentionné dès le XVIe siècle sous le nom de Roche Cubertelle, il était perçu par les habitants comme une simple « cabane », sans légende associée. Au XIXe siècle, un muret fut ajouté pour en faire un abri pour les gardiens de troupeaux, avant d’être détruit. Son rachat par la commune en 1916, puis son classement comme Monument Historique le 2 septembre 1916, permirent de le sauver de la destruction.

La protection du dolmen fut motivée par des menaces de destruction au début du XXe siècle, le propriétaire terrien souhaitant le faire sauter en raison des dégâts causés aux récoltes par les visiteurs. Après son acquisition par l’État, il devint un site accessible librement, témoignant de l’occupation préhistorique des monts du Forez. Aucune fouille archéologique détaillée n’est mentionnée dans les sources, mais son architecture suggère une vocation funéraire ou rituelle.

Les références historiques proviennent principalement d’actes locaux et de bulletins régionaux, comme ceux de La Diana (1922) ou des Amis du vieux Saint-Bonnet-le-Château (1983). Ces documents soulignent son isolement géographique et son état de conservation remarquable, malgré des modifications mineures au fil des siècles. Aujourd’hui, il reste un vestige emblématique du mégalithisme dans le département de la Loire.

Liens externes