Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
Fin des années 1960
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration
Fin des années 1960 (≈ 1960)
Campagne archéologique et travaux de consolidation.
15 avril 1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
15 avril 1987 (≈ 1987)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Rouffignac (cad. C 78) : inscription par arrêté du 15 avril 1987
Personnages clés
| Henri Delporte - Archéologue |
A publié sur les fouilles en 1968. |
| Roger Crédot - Archéologue |
Co-auteur d'une étude sur le dolmen. |
| René Juge - Archéologue |
A contribué à l'analyse du site. |
| Michel Dominique - Archéologue |
A participé aux recherches sur le dolmen. |
Origine et histoire
Le dolmen de Rouffignac, situé à Javerdat en Haute-Vienne, est un monument mégalithique daté du Néolithique. Il a été érigé près du ruisseau de la Chauvie et se compose de trois orthostates, dont deux soutenaient encore une table de couverture trapézoïdale mesurant 1,96 m sur 2,50 m, avec une épaisseur de 0,50 m. Cette table, en migmatite, présente neuf cupules et une cuvette naturelle. Les fouilles des années 1960 ont révélé des ossements humains, des tessons de céramique, des armatures de flèches et une perle en stéatite, attribués à la culture Artenacien.
La structure, partiellement effondrée avant sa restauration, pourrait avoir abrité une chambre funéraire de 2,10 m sur 1,10 m, orientée ouest-sud-ouest/est-nord-est. Le site fut inscrit aux Monuments Historiques le 15 avril 1987 après des travaux de restauration. Une légende locale raconte que trois jeunes filles atteintes de la peste s’y réfugièrent, contaminant la population avant d’être écrasées par la table du dolmen.
Les fouilles archéologiques ont mis au jour un dallage en deux couches, séparant des vestiges humains et des artefacts. Parmi les découvertes figurent des débris de calotte crânienne et des poteries, confirmant l’usage funéraire du dolmen. Les dalles, toutes en migmatite, et les traces de débitage sur la table suggèrent une réutilisation partielle du matériau. Ce site illustre les pratiques funéraires et les croyances du Néolithique en Limousin.