Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
1829
Première mention écrite
Première mention écrite
1829 (≈ 1829)
Frédéric Galeron signale le monument
1893
Fouilles d'Armand Desloges
Fouilles d'Armand Desloges
1893 (≈ 1893)
Dégagement du dolmen et relevés
1900
Classement monument historique
Classement monument historique
1900 (≈ 1900)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit de Rugles (cad. B2 307) : classement par liste de 1900
Personnages clés
| Frédéric Galeron - Historien local |
Premier à mentionner le dolmen (1829) |
| Auguste Le Prévost - Archiviste |
Décrit le dolmen comme renversé (1832) |
| Léon Coutil - Président de la Société préhistorique française |
Auteur d’une description précise (1896) |
| Armand Desloges - Archéologue |
Fouilles et dégagement du site (1893) |
Origine et histoire
Le dolmen de Rugles, aussi appelé dolmen de la Forge, est un mégalithe situé à la limite des communes d’Ambenay et de Rugles, au bord de la rivière Risle. Ce monument, daté du Néolithique, s’apparente aux allées couvertes avec une chambre pavée de silex et un vestibule partiellement couvert. Sa structure comprend trois supports verticaux et une table carrée de 3,9 m de côté, bien qu’un quatrième support ait disparu.
La première mention écrite du dolmen remonte à 1829 par Frédéric Galeron, suivie en 1832 par Auguste Le Prévost qui le décrit comme renversé et brisé. En 1879, le vicomte de Pulligny en donne une description sommaire, tandis que Léon Coutil, président de la Société préhistorique française, en fournit une analyse détaillée en 1896, accompagnée de dessins. Ces travaux s’appuient notamment sur les fouilles d’Armand Desloges, réalisées en 1893, qui dégagent le monument de la végétation et des alluvions.
Les fouilles de Desloges, publiées en 1903, révèlent une couche de tourbe et de débris végétaux recouvrant le dolmen, ainsi qu’un sol enfoui sous 0,3 m d’alluvions dues à la modification du cours de la Risle. Aucun objet archéologique n’est mentionné dans son rapport, mais il évoque des pillages antérieurs par des chercheurs de trésors. Le dolmen est classé monument historique dès 1900, soulignant son importance patrimoniale.
Le site illustre les pratiques funéraires et culturelles du Néolithique en Normandie, période marquée par l’agriculture naissante et l’utilisation d’outils en pierre polie, comme ceux retrouvés dans la région. Son architecture, typique des sépultures collectives, reflète les savoir-faire des communautés locales en matière de construction mégalithique.