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Dolmen de Rugles à Ambenay dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Rugles à Ambenay

    18 Les Prés de la Forgé
    27250 Ambenay
Propriété privée
Dolmen de Rugles à Ambenay
Dolmen de Rugles à Ambenay
Dolmen de Rugles à Ambenay
Dolmen de Rugles à Ambenay
Dolmen de Rugles à Ambenay
Dolmen de Rugles à Ambenay
Crédit photo : Camille56 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1829
Première mention écrite
1893
Fouilles d'Armand Desloges
1900
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit de Rugles (cad. B2 307) : classement par liste de 1900

Personnages clés

Frédéric Galeron - Historien local Premier à mentionner le dolmen (1829)
Auguste Le Prévost - Archiviste Décrit le dolmen comme renversé (1832)
Léon Coutil - Président de la Société préhistorique française Auteur d’une description précise (1896)
Armand Desloges - Archéologue Fouilles et dégagement du site (1893)

Origine et histoire

Le dolmen de Rugles, aussi appelé dolmen de la Forge, est un mégalithe situé à la limite des communes d’Ambenay et de Rugles, au bord de la rivière Risle. Ce monument, daté du Néolithique, s’apparente aux allées couvertes avec une chambre pavée de silex et un vestibule partiellement couvert. Sa structure comprend trois supports verticaux et une table carrée de 3,9 m de côté, bien qu’un quatrième support ait disparu.

La première mention écrite du dolmen remonte à 1829 par Frédéric Galeron, suivie en 1832 par Auguste Le Prévost qui le décrit comme renversé et brisé. En 1879, le vicomte de Pulligny en donne une description sommaire, tandis que Léon Coutil, président de la Société préhistorique française, en fournit une analyse détaillée en 1896, accompagnée de dessins. Ces travaux s’appuient notamment sur les fouilles d’Armand Desloges, réalisées en 1893, qui dégagent le monument de la végétation et des alluvions.

Les fouilles de Desloges, publiées en 1903, révèlent une couche de tourbe et de débris végétaux recouvrant le dolmen, ainsi qu’un sol enfoui sous 0,3 m d’alluvions dues à la modification du cours de la Risle. Aucun objet archéologique n’est mentionné dans son rapport, mais il évoque des pillages antérieurs par des chercheurs de trésors. Le dolmen est classé monument historique dès 1900, soulignant son importance patrimoniale.

Le site illustre les pratiques funéraires et culturelles du Néolithique en Normandie, période marquée par l’agriculture naissante et l’utilisation d’outils en pierre polie, comme ceux retrouvés dans la région. Son architecture, typique des sépultures collectives, reflète les savoir-faire des communautés locales en matière de construction mégalithique.

Liens externes