Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
1826
Première mention du dolmen vidé
Première mention du dolmen vidé 1826 (≈ 1826)
Date à laquelle le dolmen est signalé comme dépourvu de son contenu.
1844
Description par Jean-Hippolyte Michon
Description par Jean-Hippolyte Michon 1844 (≈ 1844)
Publication dans *Statistique monumentale de la Charente*.
16 août 1983
Classement monument historique
Classement monument historique 16 août 1983 (≈ 1983)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. C 759) : classement par arrêté du 16 août 1983
Personnages clés
Jean-Hippolyte Michon - Historien et archéologue
A décrit le dolmen en 1844.
Origine et histoire
Le dolmen de Saint-Fort-sur-le-Né, aussi appelé Pierre Levée de Saint-Fort, est un édifice mégalithique situé sur une crête à mi-coteau dans la commune de Saint-Fort-sur-le-Né, en Charente (Nouvelle-Aquitaine). Ce monument, daté du Néolithique, se distingue par sa hauteur inhabituelle pour la région. La table de couverture, en grès, mesure 5,40 m de long pour 4,40 m de large et pèse environ 40 tonnes. Elle repose sur trois piliers de calcaire coquillier, hauts de 2,20 m, parfaitement équarris. Plusieurs orthostates portent des traces d’usure ou de tentatives de débitage par des carriers.
Le dolmen a perdu son tumulus d’origine ainsi que son couloir d’accès, probablement détruit au fil des siècles. La chambre sépulcrale, ouverte au sud-est, présente un plan dicté par la forme de la table, ce qui en fait un exemple atypique parmi les dolmens régionaux. L’édifice est mentionné comme vidé dès 1826, et sa description la plus ancienne connue remonte à 1844, dans la Statistique monumentale de la Charente de Jean-Hippolyte Michon. Il a été classé monument historique le 16 août 1983.
Les matériaux utilisés, calcaire coquillier pour les orthostates et grès pour la table, reflètent les ressources locales. Les traces de débitage suggèrent des tentatives d’exploitation ultérieures, peut-être liées à la rareté des pierres de cette taille. Le dolmen illustre les pratiques funéraires néolithiques, bien que son état actuel ne permette plus d’en reconstituer précisément l’usage originel. Son classement parmi les monuments historiques souligne son importance patrimoniale, malgré la disparition de nombreux éléments architecturaux d’origine.
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