Construction estimée Entre 2400 et 1800 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période Peu-richardienne proposée par les fouilleurs.
XVe siècle
Repère de bornage
Repère de bornage XVe siècle (≈ 1550)
Utilisation documentée par A. Cousset.
1912
Don à la ville
Don à la ville 1912 (≈ 1912)
Propriété transférée à Cognac.
13 mars 1930
Classement MH
Classement MH 13 mars 1930 (≈ 1930)
Protection au titre des monuments historiques.
1958
Fouilles par Burnez
Fouilles par Burnez 1958 (≈ 1958)
Découverte d’ossements et d’outils néolithiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Séchebec : classement par arrêté du 13 mars 1930
Personnages clés
Claude Burnez - Archéologue
Fouilles et restauration en 1958.
Roger Joussaume - Préhistorien
Théorie sur le type angoumoisin.
A. Cousset - Historien local
Mention du dolmen au XVe siècle.
Origine et histoire du dolmen de Séchebec
Le dolmen de Séchebec est un monument mégalithique situé à Cognac, dans le département de la Charente (Nouvelle-Aquitaine). Datant du Néolithique, il s’agit d’un édifice funéraire de type angevin ou angoumoisin, selon les interprétations. Sa chambre sépulcrale, mesurant 2,40 m sur 4,80 m, était recouverte d’une table de couverture aujourd’hui brisée. Aucune trace de tumulus n’a été retrouvée, mais des ossements humains et des outils en silex attestent de son usage rituel et funéraire.
L’histoire du dolmen est marquée par des perturbations précoces : pillé dès l’époque romaine, il servait encore de repère de bornage au XVe siècle. Classé monument historique en 1930, il fut fouillé en 1958 par l’archéologue Claude Burnez, révélant des vestiges d’une dizaine d’adultes et quatre enfants, ainsi que des outils et parures (dentales, perles, poinçons en os). Ces découvertes suggèrent une construction durant le Peu-richardien, avec une réutilisation à l’âge du Campaniforme.
La restauration du dolmen par la ville de Cognac, bien que non fidèle à son architecture d’origine, a permis sa préservation. Le mobilier archéologique, incluant 62 outils en silex et des éléments de parure, est aujourd’hui conservé au musée d’art et d’histoire de Cognac. Le site illustre les pratiques funéraires néolithiques et les défis de conservation des mégalithes, entre pillages historiques et interventions modernes.
Les débats sur sa typologie (angevine ou angoumoisine) reflètent la diversité des dolmens du Centre-Ouest. Son classement en 1930 et son étude par Burnez en font un témoin clé du mégalithisme charentais. Offert à la ville en 1912, il reste un patrimoine communal accessible, malgré l’absence de traces visibles de son tumulus originel.