Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
1969
Fouille de sauvetage
Fouille de sauvetage 1969 (≈ 1969)
Dirigée par Henri Masseix, révélant des artefacts.
11 février 1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 11 février 1986 (≈ 1986)
Reconnaissance officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Touls (cad. ZI 23) : inscription par arrêté du 11 février 1986
Personnages clés
Henri Masseix - Archéologue
Dirigea la fouille de 1969.
Origine et histoire
Le dolmen de Touls est un monument mégalithique situé dans la commune de Coltines, dans le département du Cantal (Auvergne-Rhône-Alpes). Daté du Néolithique, il appartient à la catégorie des dolmens simples, caractérisés par une structure composée de deux orthostates (dalles verticales) et d’une dalle de chevet supportant une table de couverture. Toutes les pierres proviennent de la roche locale, typique des constructions mégalithiques de la région. Ce dolmen, comme beaucoup d’autres dans le Cantal, fut érigé dans un espace dégagé offrant une vue panoramique, probablement pour des raisons symboliques ou pratiques liées à son usage funéraire ou rituel.
Une fouille de sauvetage menée en 1969 par l’archéologue Henri Masseix a permis de documenter partiellement le site. La chambre, initialement vidée à une époque indéterminée pour servir d’abri, a livré quelques artefacts préhistoriques : quinze tessons de céramique noire sans décor, deux éclats de silex, un fragment de quartz et une lame en calcaire. Ces vestiges, bien que modestes, attestent d’une occupation humaine et de pratiques funéraires ou domestiques durant le Néolithique. Aucune trace du tumulus originel n’a été identifiée, ce qui limite la compréhension de son environnement d’origine.
Le dolmen a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 11 février 1986, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Sa structure présente des particularités techniques, comme l’inclinaison de la table de couverture (trapézoïdale, mesurant 3,30 m de long) due à l’affaissement d’un des supports nord. L’orientation est-ouest de la chambre, ainsi que l’utilisation de la pente naturelle du terrain pour compenser la différence de hauteur des orthostates, illustrent l’ingéniosité des bâtisseurs néolithiques. Ces éléments en font un témoignage rare des pratiques architecturales et culturelles de cette période en Auvergne.