Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du site.
1915
Première description par Joseph Perrin
Première description par Joseph Perrin 1915 (≈ 1915)
Documentation photographique et écrite.
1931
Restauration de la table
Restauration de la table 1931 (≈ 1931)
Remise à l'horizontale de la dalle.
Fin du XIXe siècle
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Premières investigations sans résultat.
1998
Relevé topographique
Relevé topographique 1998 (≈ 1998)
Découverte de l'enceinte rectangulaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dans la forêt domaniale de Vauluisant : classement par liste de 1889
Personnages clés
Joseph Perrin - Président de la société archéologique de Sens
Auteur de la première description en 1915.
Origine et histoire
Le dolmen de Vauluisant, situé dans la forêt domaniale du même nom à Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes (Yonne), est un vestige mégalithique daté du Néolithique. Il se distingue par sa chambre sépulcrale délimitée par deux orthostates et deux dalles de chevet, recouverte d’une table de couverture unique. Contrairement aux dolmens voisins, il émerge largement du sol (1,50 à 1,70 m de hauteur), et son orientation suit un axe sud-ouest/nord-est. Le site inclut également un bloc parallélépipédique désigné comme un menhir, mesurant 1,54 m de haut, ainsi que huit pierres couchées entourant le dolmen, interprétées comme les vestiges d’un péristalithe ou d’une enceinte circulaire.
Le monument a fait l’objet de fouilles infructueuses à la fin du XIXe siècle, avant d’être classé au titre des Monuments Historiques en 1889. En 1915, Joseph Perrin, président de la société archéologique de Sens, en fournit la première description détaillée, mentionnant une table de couverture très inclinée, remise à l’horizontale en 1931 lors de travaux de restauration. Un relevé topographique de 1998 révèle que l’enceinte entourant le dolmen est en réalité rectangulaire (11 m x 7 m), avec deux blocs jumelés à son extrémité sud-est, suggérant la présence d’un second dolmen similaire à ceux de la région.
Le site s’inscrit dans un ensemble mégalithique plus large : dans un rayon de deux kilomètres, on trouve les dolmens de Trainel et du Bois de Bray au nord-ouest, ainsi que plusieurs polissoirs au sud, dont celui de Lancy. Ces éléments témoignent d’une occupation humaine dense et organisée durant le Néolithique, marquée par des pratiques funéraires et artisanales complexes. Le dolmen de Vauluisant, avec son menhir et son enceinte, illustre ainsi les traditions architecturales et rituelles de cette époque en Bourgogne-Franche-Comté.
La structure du dolmen, partiellement effondrée (une dalle de chevet s’est affaissée dans la chambre), et la présence de cuvettes naturelles sur le menhir ajoutent à son intérêt archéologique. Bien que les fouilles n’aient pas livré d’objets, le site reste un témoignage précieux des communautés néolithiques locales, dont les sépultures collectives et les monuments en pierre reflètent une société hiérarchisée et sédentaire, maîtrisant les techniques de taille et de transport des mégalithes.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis