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Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières en Charente

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières

    D9016720 Saint-Même-les-Carrières
Propriété privée
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Dolmen des Courades à Saint-Même-les-Carrières
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1835
Première description par Marvaud
22 décembre 1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit la Pierre Levée (cad. F 31) : classement par arrêté du 22 décembre 1926

Personnages clés

François Marvaud - Historien local A décrit le dolmen en 1835.
Robert Delamain - Chercheur Hypothèse sur la dalle anti-humidité.

Origine et histoire du dolmen des Courades

Le dolmen des Courades, surnommé la Pierre Levée, est un édifice mégalithique situé sur la commune de Saint-Même-les-Carrières, en Charente (Nouvelle-Aquitaine). Daté du Néolithique, il fut signalé dès 1835 par François Marvaud, qui le décrivit avec sa table de couverture déjà renversée. Ce monument funéraire, classé aux monuments historiques par arrêté du 22 décembre 1926, illustre les pratiques sépulcrales de l’époque, bien que pillé très anciennement.

La chambre du dolmen, de forme rectangulaire et ouverte à l’est, est délimitée par cinq orthostates (dont certains atteignent 1,90 m de hauteur) et était initialement recouverte d’une unique table de 5 m de long, aujourd’hui brisée en dix morceaux. Sa particularité réside dans une dalle massive (4 m x 2,70 m, 18 tonnes) creusée en auge, couvrant entièrement le sol. Cette dalle, peut-être posée pour protéger les sépultures de l’humidité liée à la source voisine (ruisseau de la Smaronne), présente un double-bassin creusé ultérieurement, possiblement pour y entreposer du raisin.

Le site, proche de la voie romaine de Saintes à Périgueux (chemin Boisné), aurait pu servir de repère. Les fouilles n’y ont révélé qu’une fine feuille d’or, vestige modeste d’un pillage ancien. L’hypothèse de Robert Delamain suggère que l’auge fut creusée à une époque récente, avec des outils métalliques, pour un usage agricole (vignobles environnants). Ce dolmen reste un témoignage rare des constructions mégalithiques régionales, aux côtés du dolmen A de la Sauzaie à Soubise.

Classé en 1926, le dolmen des Courades est aujourd’hui un monument protégé, accessible dans un cadre paysager marqué par son histoire plurimillénaire. Son architecture, combinant orthostates, murets en pierres sèches et dalle monumentale, reflète l’ingéniosité des communautés néolithiques dans la gestion des sépultures collectives. La proximité de la voie romaine ajoute une dimension historique ultérieure, soulignant sa persistance comme point de repère dans le paysage.

Liens externes

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