Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne à Sainte-Suzanne en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne

  • Les Erves
  • 53270 Sainte-Suzanne-et-Chammes
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Dolmen des Erves à Sainte-Suzanne
Crédit photo : Doalex - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique moyen
Construction du dolmen
1868
Première fouille archéologique
1889
Classement historique
1983
Fouilles et restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit des Erves (cad. B 91) : classement par liste de 1889

Personnages clés

E. Perrot Archéologue ayant mené les premières fouilles en 1868.
Frédérik Letterlé Archéologue de la DRAC des Pays de la Loire, responsable des fouilles de 1983.

Origine et histoire du dolmen des Erves

Le dolmen dit des Erves est situé à Sainte-Suzanne, dans la commune nouvelle de Sainte-Suzanne-et-Chammes, dans le département de la Mayenne. Il a fait l’objet d’une première fouille en 1868 menée par E. Perrot et a été classé au titre des monuments historiques en 1889. Une seconde fouille approfondie, réalisée en 1983 par Frédérik Letterlé de la DRAC des Pays de la Loire, a précédé sa restauration. L’édifice a été construit avec des dalles de grès dites de Sainte-Suzanne alors que le substrat local est calcaire. Il s’apparente aux dolmens angevins par sa chambre quadrangulaire, longue de 4,540 m et large de 2,80 m, précédée d’un portique. Il s’en distingue toutefois par la présence de deux tables de couverture et par un fort espacement entre les orthostates, espaces originellement comblés par des murets en pierres sèches. Le sol de la chambre était recouvert d’une couche de pierrailles d’une épaisseur de 0,15 à 0,20 m. Ce type d’architecture le rapproche des chambres à couloir à chambre rectangulaire et pourrait correspondre à une transition entre les dolmens angevins et les dolmens armoricains. Le cairn, composé de trois étages, mesurait environ 10 m de long sur 6 m de large et présentait une élévation minimale de 6,50 m. Les fouilles ont livré des ossements humains fragmentés correspondant à une quatorzaine d’individus (neuf adultes et cinq enfants), dont un cas de crémation. Le mobilier funéraire, peu abondant, comprenait notamment une coupe à socle à décor incisé, une dent d’équidé percée et un coquillage marin identifié comme Purpura lapillus. Un pic en bois de cerf a été découvert dans le fond d’une fosse d’implantation d’un pilier. Une datation par radiocarbone du pic et des ossements a fourni un intervalle de 4 650 à 5 580 BP (+/- 130), attribué au Néolithique moyen, et la décoration de la coupe la rattache au Chasséen.

Liens externes