Frise chronologique
Néolithique récent
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique récent (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de son érection.
1864
Signalement par M. de Boisvillette
Signalement par M. de Boisvillette
1864 (≈ 1864)
Deux dolmens identifiés, un détruit peu après.
1887
Première proposition de classement
Première proposition de classement
1887 (≈ 1887)
Protection envisagée mais non appliquée.
12 octobre 1970
Classement au titre des monuments historiques
Classement au titre des monuments historiques
12 octobre 1970 (≈ 1970)
Protection officielle du dolmen ruiné.
Début XXe siècle
Fouilles de Maudemain
Fouilles de Maudemain
Début XXe siècle (≈ 2004)
Découverte d’ossements et d’outils en silex.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. Y 18) : classement par arrêté du 12 octobre 1970
Personnages clés
| M. de Boisvillette - Découvreur et signaleur |
Identifie les dolmens en 1864. |
| Maudemain - Archéologue |
Fouilles au début du XXe siècle. |
Origine et histoire
Le dolmen des Grès de Linas, aussi appelé dolmen de Thionville, est un monument mégalithique situé sur la commune de Congerville-Thionville, dans le département de l’Essonne, en Île-de-France. Daté du Néolithique récent, il témoigne des pratiques funéraires de cette époque. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une table de couverture en grès (2,50 m x 2 m, 37 cm d’épaisseur) et deux orthostates en calcaire, vestige d’une structure autrefois plus imposante.
En 1864, M. de Boisvillette signale l’existence de deux dolmens sur le site, dont le mieux conservé fut détruit peu après. Le dolmen restant est proposé au classement dès 1887, mais cette protection n’est effective qu’en 1970. Les fouilles menées par Maudemain au début du XXe siècle auraient révélé deux crânes, des ossements humains, des silex taillés (dont un percuteur et un polissoir portatif), mais ce matériel archéologique est aujourd’hui perdu.
Le site illustre les défis de la préservation du patrimoine préhistorique, marqué par des découvertes fragmentaires et des pertes documentaires. Son classement tardif reflète une prise de conscience progressive de la valeur des monuments mégalithiques, souvent menacés par l’érosion ou les activités humaines avant leur protection légale.