Construction du dolmen Néolithique récent (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée
1864
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1864 (≈ 1864)
Découverte du mobilier funéraire
1874
Déplacement à Troyes
Déplacement à Troyes 1874 (≈ 1874)
Sauvegarde face aux carriers
14 mai 1993
Inscription MH
Inscription MH 14 mai 1993 (≈ 1993)
Protection au titre monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. ZN 10) : inscription par arrêté du 14 mai 1993
Personnages clés
Philippe Salmon - Archéologue
Étude du mobilier funéraire
Anne Augereau - Chercheuse
Analyse du silex néolithique
Gautier Basset - Archéologue
Étude spatiale des sépultures
Jacques Piette - Fouilleur
Recherches sur les enclos
Origine et histoire
Le dolmen des Grèves de Fraicul, situé initialement à Barbuise (Aube, Grand Est), est une allée couverte datant du Néolithique récent. Ce monument mégalithique était à l’origine implanté dans le bois du Charnier, à proximité de la ferme de Frécul, dans une zone riche en vestiges néolithiques et de l’âge du bronze. La plaine alluviale de la Seine environnante abritait plusieurs sites archéologiques, dont des sépultures, des enceintes et des habitats.
L’allée couverte a été fouillée en 1864, révélant une chambre sépulcrale de 4,40 m de long, composée de sept orthostates et trois tables de couverture. Orientée nord-sud, elle était reliée au plus grand dolmen de Frécul. Le mobilier découvert inclut des ossements humains, des outils en silex, des fragments de haches polies, des tessons de poterie (culture Seine-Oise-Marne) et des restes animaux. Deux vases, dont un de style pot-de-fleur, sont connus par des dessins mais ont disparu.
Menacé par l’activité des carriers, le dolmen a été déplacé en 1874 dans la cour du musée Saint-Loup à Troyes pour le préserver. Il a été inscrit aux monuments historiques en 1993. Ce site illustre les pratiques funéraires collectives du Néolithique récent, dans un contexte régional marqué par une occupation humaine dense et des échanges culturels.
Les fouilles ont mis en lumière l’importance de Barbuise et de La Saulsotte, où au moins 16 monuments mégalithiques ont été recensés, bien que leur localisation exacte reste souvent incertaine. Le dolmen des Grèves de Fraicul s’inscrit dans un paysage archéologique plus large, incluant des enclos, des habitats et des nécropoles datant du Néolithique à l’âge du bronze.
Les études récentes, comme celles d’Anne Augereau (2004) ou de Gautier Basset (2017), soulignent le rôle de ces sites dans la compréhension des sociétés préhistoriques du Bassin parisien. Le mobilier, aujourd’hui conservé ou documenté, offre des indices sur les rituels funéraires, l’artisanat et les réseaux d’échange de l’époque.