Dolmen des Muraires dans le Var

Dolmen des Muraires

  • 83340 au Luc
Crédit photo : Philippe Cosentino - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1962
Découverte du dolmen
1974
Endommagement du site
1988
Inscription monument historique
1989
Restauration du dolmen
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen des Muraires (cad. A 28) : inscription par arrêté du 2 décembre 1988

Personnages clés

Gérard Bérard Découvreur du dolmen et responsable des fouilles de sauvetage.
Hélène Barge Responsable de la restauration du dolmen en 1989.

Origine et histoire

Les dolmens des Muraires comprennent deux édifices situés dans le Var, l’un sur la commune du Luc (dolmen n°1) et l’autre sur la commune de Cabasse (dolmen n°2). Le dolmen n°1, inscrit au titre des monuments historiques en 1988, a été découvert en 1962 par Gérard Bérard, endommagé lors de travaux de défrichement en 1974 et l’objet d’une fouille de sauvetage dirigée par G. Bérard ; il a ensuite été acquis par la commune et restauré par Hélène Barge en 1989. Cet édifice se situe sur un petit replat et repose sous un tumulus de terre et de pierres d’environ 10 mètres de diamètre, dont la partie sud est aujourd’hui coupée par un mur de clôture. La chambre sépulcrale, longue de 2 mètres et large de 1,50 mètre, est fermée à l’est par une grande dalle de chevet et limitée au nord et au sud par des murettes en pierres sèches ; deux petites dalles transversales divisent la chambre en une antichambre et une chambre principale de largeur inégale. Un court couloir occidental, long de moins d’un mètre, est délimité par deux petites dalles ; son sol est dallé et surélevé par rapport à la chambre. On n’a pas pu déterminer si le dolmen était initialement couvert. Les fouilles ont mis en évidence deux niveaux d’occupation distincts dans la chambre, séparés par un dallage — une couche supérieure de 30 à 35 cm et une couche inférieure de quelques centimètres — tandis que l’antichambre présentait également deux niveaux de dépôt mais sans séparation nette. Le mobilier a montré, entre autres, que deux fragments de cristal de roche provenaient d’un seul cristal fracturé et qu’une grande perle en lignite de 8 cm, quasi-unique dans le sud de la France, était présente ; le matériel de la couche inférieure a été daté du début du Chalcolithique. Le dolmen n°2 n’a pas été fouillé et son architecture reste donc difficile à préciser : il est couvert par un tumulus de pierrailles de forme ovale mesurant environ 10 mètres dans son grand axe est-ouest, 8 mètres dans son petit axe nord-sud et 1 mètre de hauteur. Seules deux dalles très délitées apparaissent à la surface, mais l’ensemble laisse supposer un petit dolmen bordé de murets latéraux et ouvrant vers l’ouest. Pour compléter ces informations, on peut consulter les illustrations disponibles sur Wikimedia Commons et les ouvrages cités, notamment ceux d’Hélène Barge et Éric Mahieu ainsi que d’Odile Roudil et Gérard Bérard.

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