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Dolmen dit Cabane de César à Felletin dans la Creuse

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen dit Cabane de César à Felletin

  • La Croix Blanche
  • 23500 Felletin
Dolmen dit Cabane de César à Felletin
Dolmen dit Cabane de César à Felletin
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
23500 Felletin, La Croix Blanche

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
2800 av. J.-C.
2700 av. J.-C.
0
1700
1800
1900
2000
Néolithique final
Construction du dolmen
1771
Rebaptisé *Cabane de César*
XVIIe–XVIIIe siècles
Premières mentions écrites
7 novembre 1966
Classement monument historique
1987–1989
Fouilles et restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit la Cabane de César (cad. C 26) : inscription par arrêté du 7 novembre 1966

Personnages clés

Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau - Exilé et restaurateur Rebaptise le dolmen en 1771, restaure mal.
R. Nicoux - Archéologue Dirige les fouilles de 1987–1989.

Origine et histoire du dolmen dit Cabane de César

Le dolmen dit Cabane de César, situé à Felletin dans la Creuse (Nouvelle-Aquitaine), est un édifice mégalithique daté du Néolithique final. Il est mentionné dès le XVIIe siècle sous le nom de Pierre-soupèse, avant d’être rebaptisé à tort Cabane de César en 1771 par Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau, exilé dans la région. Ce dernier aurait également restauré le monument de manière imparfaite, ajoutant des aménagements intérieurs comme des « sièges » en pierre, aujourd’hui contestés. Les paysans locaux l’appelaient quant à eux Cabane des Fées, mais une confusion avec une grotte voisine aurait conduit à son nom actuel.

Le dolmen se compose de six orthostates en granite (alors que le sous-sol local est en schiste), supportant à l’origine deux tables de couverture, dont une seule subsiste (3,25 m de long). La chambre funéraire, de 2,10 m sur 1,35 m, présente des traces d’un vestibule ou portique, suggérant un dolmen à couloir, proche des types angoumoisins, bien que certains chercheurs évoquent un style angevin. Des fouilles menées entre 1987 et 1989 par R. Nicoux ont révélé un mobilier archéologique modeste : pointe de flèche en silex, tessons de céramique, et charbons datés du Néolithique final.

Classé monument historique en 1966, le site a fait l’objet de restaurations et d’études successives, notamment par Le Peletier de Saint-Fargeau au XVIIIe siècle et par le service des Antiquités préhistoriques du Limousin à la fin du XXe siècle. Son altitude (630 m) et son isolement en font un témoignage rare des pratiques funéraires néolithiques dans le Massif central. Les débats persistent sur sa typologie exacte, entre dolmen à couloir et dolmen angevin, reflétant la diversité des constructions mégalithiques régionales.

Liens externes

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