Construction du dolmen Néolithique final (≈ 2770 av. J.-C.)
Période d'édification et utilisation funéraire.
1771
Rebaptisé *Cabane de César*
Rebaptisé *Cabane de César* 1771 (≈ 1771)
Par Le Peletier de Saint-Fargeau, restaurateur controversé.
XVIIe–XVIIIe siècles
Premières mentions écrites
Premières mentions écrites XVIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Appelé *Pierre-soupèse* dans les actes.
7 novembre 1966
Classement monument historique
Classement monument historique 7 novembre 1966 (≈ 1966)
Inscription officielle par arrêté.
1987–1989
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1987–1989 (≈ 1988)
Menées par R. Nicoux (Antiquités préhistoriques du Limousin).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit la Cabane de César (cad. C 26) : inscription par arrêté du 7 novembre 1966
Personnages clés
Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau - Exilé et restaurateur
Rebaptise le dolmen en 1771, restaure mal.
R. Nicoux - Archéologue
Dirige les fouilles de 1987–1989.
Origine et histoire du dolmen dit Cabane de César
Le dolmen dit Cabane de César, situé à Felletin dans la Creuse (Nouvelle-Aquitaine), est un édifice mégalithique daté du Néolithique final. Il est mentionné dès le XVIIe siècle sous le nom de Pierre-soupèse, avant d’être rebaptisé à tort Cabane de César en 1771 par Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau, exilé dans la région. Ce dernier aurait également restauré le monument de manière imparfaite, ajoutant des aménagements intérieurs comme des « sièges » en pierre, aujourd’hui contestés. Les paysans locaux l’appelaient quant à eux Cabane des Fées, mais une confusion avec une grotte voisine aurait conduit à son nom actuel.
Le dolmen se compose de six orthostates en granite (alors que le sous-sol local est en schiste), supportant à l’origine deux tables de couverture, dont une seule subsiste (3,25 m de long). La chambre funéraire, de 2,10 m sur 1,35 m, présente des traces d’un vestibule ou portique, suggérant un dolmen à couloir, proche des types angoumoisins, bien que certains chercheurs évoquent un style angevin. Des fouilles menées entre 1987 et 1989 par R. Nicoux ont révélé un mobilier archéologique modeste : pointe de flèche en silex, tessons de céramique, et charbons datés du Néolithique final.
Classé monument historique en 1966, le site a fait l’objet de restaurations et d’études successives, notamment par Le Peletier de Saint-Fargeau au XVIIIe siècle et par le service des Antiquités préhistoriques du Limousin à la fin du XXe siècle. Son altitude (630 m) et son isolement en font un témoignage rare des pratiques funéraires néolithiques dans le Massif central. Les débats persistent sur sa typologie exacte, entre dolmen à couloir et dolmen angevin, reflétant la diversité des constructions mégalithiques régionales.