Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification du dolmen dit « Cabane de César » durant le Néolithique.
1770
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1770 (≈ 1770)
Le Peletier de Saint-Fargeau fouille et restaure le dolmen.
7 novembre 1966
Inscription monument historique
Inscription monument historique 7 novembre 1966 (≈ 1966)
Le dolmen est inscrit au titre des monuments historiques.
1987-1989
Fouilles et restauration modernes
Fouilles et restauration modernes 1987-1989 (≈ 1988)
Fouilles programmée et restauration dirigées par R. Nicoux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit la Cabane de César (cad. C 26) : inscription par arrêté du 7 novembre 1966
Personnages clés
Le Peletier de Saint-Fargeau
Archéologue ayant fouillé et restauré le dolmen en 1770.
R. Nicoux
Archéologue ayant dirigé les fouilles et la restauration entre 1987 et 1989.
Origine et histoire du dolmen dit Cabane de César
Le dolmen dit « Cabane de César » est un monument néolithique situé à Felletin, dans la Creuse. Il est mentionné dans plusieurs actes des XVIIe et XVIIIe siècles sous le nom de « Pierre-soupèse ». Le Peletier de Saint-Fargeau l'a fouillé en 1770 et, selon certaines sources, lui aurait attribué le nom de « Cabane de César » en 1771 et procédé à une restauration imparfaite. Les paysans l'appelaient « Cabane des Fées », la dénomination ayant sans doute été brouillée par l'existence d'une grotte voisine également nommée « Cabane de César ». Le monument a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 7 novembre 1966. Entre 1987 et 1989, le service des antiquités préhistoriques du Limousin a réalisé une fouille programmée puis une restauration dirigées par R. Nicoux. Le dolmen repose sur un décaissement du substrat et comporte six orthostates : trois au nord, deux au sud et un à l'ouest. Les orthostates mesurent de 0,63 à 1,45 m de longueur et de 0,92 à 1,28 m de hauteur ; les plus petits sont surmontés d'une pierre plate d'environ 0,30 m d'épaisseur. L'édifice comportait deux tables de couverture ; une seule subsiste, longue de 3,25 m, large de 2 m au sud et de 1,15 m au nord, et reposant sur quatre piliers. La chambre funéraire mesure 2,10 m de long et 1,35 m de hauteur ; quatre pierres adossées aux parois intérieures, deux au nord et deux au sud, forment des sièges de 0,30 m de haut, aménagement attribué à la restauration de Le Peletier de Saint-Fargeau. La chambre se prolongeait au-delà de l'entrée actuelle par une structure de type vestibule ou portique. Selon le rapport de fouilles, il pourrait s'agir d'un dolmen de type angevin ; Roger Joussaume le considère cependant comme un dolmen à couloir, plus proche des dolmens angoumoisins. Les dalles sont en granite, alors que le substrat rocheux local est en schiste. Le mobilier archéologique découvert comprend une pointe de flèche à pédoncule et ailerons, quelques éclats de silex et des tessons de céramique. La datation des charbons de bois trouvés sous les supports correspond au Néolithique final.