Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument funéraire.
1842
Fouilles par Édouard Lartet
Fouilles par Édouard Lartet
1842 (≈ 1842)
Première exploration archéologique documentée du site.
1880
Menace de destruction
Menace de destruction
1880 (≈ 1880)
Projet de chemin de fer nécessitant son déplacement.
1889
Classement MH sous nom erroné
Classement MH sous nom erroné
1889 (≈ 1889)
Protection officielle sous l'appellation *Calhau de Teberno*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Calhau-de-Teberno (cad. C 242) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Édouard Lartet - Archéologue |
Fouilla le dolmen en 1842. |
| Paul Raymond - Archiviste |
Publia une étude en 1867 sur sa forme. |
| M. Beigbeder - Conducteur des Ponts et Chaussées |
Supervisa son déplacement en 1880. |
Origine et histoire
Le dolmen de Buzy, surnommé Calhau-de-Teberno, est un édifice mégalithique ouest-pyrénéen classé parmi les plus imposants des Pyrénées-Atlantiques. Sa table de couverture en marbre gris, mesurant 3,75 m de long pour 7 tonnes, évoque par sa forme une carapace de tortue, comme le soulignait l'archiviste Paul Raymond en 1867. Le monument fut fouillé dès 1842 par Édouard Lartet, révélant des outils en silex, des objets en bois de renne et des poteries, attestant de son usage funéraire et rituel au Néolithique.
En 1880, la construction de la ligne de chemin de fer Oloron-Laruns faillit entraîner sa destruction. Sauvé in extremis par la Société des sciences de Pau, le dolmen fut déplacé de 40 mètres grâce à l'intervention de M. Beigbeder, conducteur des Ponts et Chaussées. Une confusion avec un rocher naturel voisin conduisit à son classement erroné en 1889 sous le nom Calhau de Teberno, bien qu'il s'agisse d'un ouvrage humain. Les fouilles liées à son déplacement mirent au jour 79 silex taillés et 86 objets en bois de renne, confirmant son importance archéologique.
À proximité de son emplacement originel se trouvait une dalle pétroglyphe ornée de cercles et d'arcs en forme d'ailes, aujourd'hui conservée à Arudy pour sa protection. Le site servait aussi de lieu de rassemblement pour la transhumance, soulignant son rôle à la fois funéraire et social dans les communautés néolithiques pyrénéennes. Son sauvetage au XIXe siècle illustre les débuts de la préservation du patrimoine mégalithique en France, alors menacé par les grands travaux industriels.