Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
1922
Première mention par Pierre Vidal
Première mention par Pierre Vidal 1922 (≈ 1922)
Publication dans *Le Roussillon préhistorique*.
3 novembre 1958
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 3 novembre 1958 (≈ 1958)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Cava de l'Alarb (cad. CH 162) : classement par arrêté du 3 novembre 1958
Personnages clés
Pierre Vidal - Historien et archéologue
A décrit et étudié le dolmen en 1922.
Origine et histoire du dolmen dit Cava de l'Alarb
Le dolmen dit Cova de l'Alarb est un édifice mégalithique situé sur la commune d'Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Son nom catalan, signifiant la grotte de l'Arabe, évoque les invasions maures du VIIIe siècle, bien que sa construction remonte au Néolithique. Il fut mentionné pour la première fois par l'historien Pierre Vidal, qui en décrivit la structure : une chambre rectangulaire délimitée par des dalles de pegmatite locale, dont une table de couverture de 2 mètres de long, ornée d'un bassin naturel avec déversoir poli. Le couloir d'accès, aujourd'hui partiellement disparu, menait à cette chambre ouverte au sud-sud-est.
Classé Monument Historique par arrêté du 3 novembre 1958, le dolmen se caractérise par un tumulus circulaire et des éléments architecturaux remarquables, comme la dalle de chevet (1,24 m de large) et les orthostates latéraux. Selon des légendes locales, le site aurait abrité un vieil homme rendant des oracles, ou aurait été construit par un cyclope. Ces récits folkloriques reflètent l'importance symbolique du monument dans la culture catalane, mêlant histoire et mythes.
La structure du dolmen révèle des techniques de construction néolithiques sophistiquées, avec des dalles assemblées sans mortier. Le bassin aménagé sur la table de couverture suggère un usage rituel ou pratique lié à l'eau, élément rare et sacré dans les sociétés préhistoriques. Les fouilles et études, notamment celles de Pierre Vidal en 1922, ont permis de documenter ce patrimoine, aujourd'hui protégé pour sa valeur archéologique et historique.