Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
1860
Première description par l'abbé Baudry
Première description par l'abbé Baudry 1860 (≈ 1860)
Signalement des dégâts causés par des fouilles.
1970
Destruction du tumulus
Destruction du tumulus 1970 (≈ 1970)
Démantèlement lors d'un remembrement et élargissement routier.
15 mars 1978
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 15 mars 1978 (≈ 1978)
Protection officielle du dolmen par décret.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit de la Pierre-Folle-du-Plessis-du-Bernard : classement par décret du 6 novembre 1929
Personnages clés
Abbé Baudry - Curé du Bernard et celtomane
A décrit le dolmen en 1860.
Marcel Baudouin - Chercheur et archéologue
A étudié les cupules de la table.
Origine et histoire
Le dolmen dit de la Cour du Breuil, situé au Bernard dans le département de la Vendée, est un édifice mégalithique datant du Néolithique. Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1978. Ce dolmen de type angevin, plus petit que d'autres exemples régionaux comme celui de la Frébouchère, se caractérise par une table de couverture en granite porphyroïde mesurant 3,80 m de longueur sur 2,90 m de largeur, pesant environ 15 tonnes. À l'origine, il comportait un tumulus aujourd'hui disparu, démantelé au fil du temps pour l'empierrement des chemins, puis définitivement détruit en 1970 lors d'un remembrement et de l'élargissement d'une route voisine.
En 1860, l'abbé Baudry, curé du Bernard, en donne une première description sommaire. Il signale que le monument a été gravement endommagé par une fouille clandestine menée par des chercheurs de trésor, entraînant l'effondrement d'un pilier. L'édifice apparaît sur plusieurs photographies prises entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Les vestiges actuels incluent huit orthostates, dont trois soutiennent encore la table de couverture. Deux piliers côté sud, soigneusement bouchardés, et un troisième bloc au sol formaient à l'origine le portique d'entrée.
Marcel Baudouin a réalisé un relevé précis des nombreuses cupules présentes sur la face supérieure de la table de couverture. Bien que certaines soient d'origine anthropique, la majorité sont naturelles. Ces cupules ont nourri des interprétations fantaisistes au XIXe siècle, notamment par les celtomanes comme l'abbé Baudry, qui les associaient à des sacrifices humains. Une légende locale évoque également des réunions de sorciers les nuits d'hiver autour du dolmen, renforçant le mythe d'un trésor enfoui sur le site.
Le dolmen est construit en granite porphyroïde local, extrait d'un affleurement situé à 2 km au nord. Sa chambre funéraire, de petite taille, est délimitée par les proportions de la table de couverture. La hauteur sous dalle est actuellement comprise entre 1,30 m et 1,40 m. Malgré les dégradations subies, le monument reste un témoignage important des pratiques funéraires néolithiques dans la région des Pays de la Loire.
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