Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification du dolmen à couloir, caractéristique de cette période préhistorique.
1902
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1902 (≈ 1902)
Fouilles archéologiques et transformation en allée couverte par Marcel Baudouin et Georges Lacouloumère.
6 novembre 1929
Classement historique
Classement historique 6 novembre 1929 (≈ 1929)
Le dolmen est classé au titre des monuments historiques.
1969
Destruction du tumulus
Destruction du tumulus 1969 (≈ 1969)
Disparition presque totale du tumulus lors du remembrement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit de la Pierre-Folle-du-Plessis-du-Bernard : classement par décret du 6 novembre 1929
Personnages clés
Marcel Baudouin
Archéologue ayant fouillé et restauré le dolmen en 1902.
Georges Lacouloumère
Archéologue ayant participé aux fouilles et à la restauration du dolmen en 1902.
Origine et histoire
La Pierre Folle du Plessis est un dolmen situé à Le Bernard, en Vendée, classé au titre des monuments historiques par décret du 6 novembre 1929. À l'origine, il s'agissait probablement d'un dolmen à couloir. Il a été fouillé en 1902 par Marcel Baudouin et Georges Lacouloumère, qui l'ont « restauré » pour en faire une allée couverte ; avant cette intervention, seuls deux orthostates subsistaient. Les dalles qui composent l'édifice sont en grès, granite et calcaire. La table de couverture, en grès local, mesure 5,20 m de long sur 3,20 m de large et son poids est estimé à environ 20 tonnes. Le tumulus a été partiellement détruit lors des fouilles de 1902 puis a presque totalement disparu avec le remembrement de 1969. Au nord du site se trouvait autrefois un menhir formé d'un bloc de granite haut de 2,80 m ; il fut abattu et brisé entre 1860 et 1902, réparé et redressé par Baudouin et Lacouloumère, puis de nouveau brisé et ses débris jetés sur le dolmen lors du remembrement. Le mobilier découvert comprend quelques ossements humains, des éclats de silex et des tessons de céramique, dont un fragment probablement daté de l'âge du Fer, traduisant une réutilisation ultérieure. Pour approfondir, on peut consulter notamment Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique (Geste éditions, 1997).