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Dolmen dit de Las Tombas de Las Fadas (la Tombe des Fées) à Mazeyrat-d'Allier en Haute-Loire

Dolmen dit de Las Tombas de Las Fadas (la Tombe des Fées)

    131 Rue du Dolmen
    43300 Mazeyrat-d'Allier
Propriété privée
Crédit photo : Raoul-chaton - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1862
Classement monument historique
1880
Première description détaillée
Années 1970
Fouilles de sauvetage
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit Las Tombas de Las Fadas (cad. A 371) : classement par liste de 1862

Personnages clés

Henri Delporte - Archéologue A documenté le site en 1976.
Frédéric Surmely - Auteur et chercheur A étudié les mégalithes d'Auvergne.
Marie-Charlotte Delmas - Folkloriste A recueilli la légende des fées.

Origine et histoire

Le dolmen de Las Tombas de Las Fadas, situé à Mazeyrat-d'Allier dans le département de la Haute-Loire, est une allée couverte datée du Néolithique. Classé au titre des monuments historiques dès 1862, il a fait l'objet d'une première description détaillée en 1880, puis de fouilles de sauvetage dans les années 1970. Ce monument, endommagé au fil du temps, est constitué de dalles de basalte formant une chambre orientée nord-ouest/sud-est, mesurant 6 mètres de long pour une largeur variant entre 2,60 et 3 mètres.

D'après les observations du XIXe siècle, le dolmen présentait un dallage interne composé de grandes dalles posées sur un lit de pierres plates, ainsi que de dallettes directement placées sur le socle basaltique. Bien que l'existence d'un tumulus originel ne soit pas confirmée, le site a livré des artefacts archéologiques, dont deux armatures de flèche (l'une losangique, l'autre à pédoncule et ailerons) et des tessons de céramique attribués à la période hallstattienne, postérieure au Néolithique.

Une légende locale raconte que les fées s'y réunissaient pour filer de la laine blanche et noire, utilisant des pierres colossales comme sièges. Une nuit, ces pierres se seraient écrasées sur elles, formant ainsi leur tombe. Ce récit folklorique illustre l'imaginaire associé aux mégalithes, souvent perçus comme des lieux mystérieux liés à des créatures surnaturelles.

Le dolmen a été étudié par plusieurs chercheurs, dont Henri Delporte, qui a mentionné le site dans Gallia préhistoire en 1976. Frédéric Surmely et Marie-Charlotte Delmas ont également contribué à sa documentation, soulignant son importance dans le paysage mégalithique de la Haute-Loire et son ancrage dans les traditions orales régionales.

Liens externes