Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée
1897
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1897 (≈ 1897)
Découverte d'un squelette et de silex
1980
Classement monument historique
Classement monument historique
1980 (≈ 1980)
Protection officielle du site
1990
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire
1990 (≈ 1990)
Protection des éléments spécifiques (cadastre ZH 72)
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit La Pierre couverte (cad. ZE 40) : classement par décret du 12 juin 1980
Personnages clés
| Michel Gruet - Auteur et archéologue |
Études publiées dans *Mégalithes en Anjou* (2005) |
Origine et histoire
Le dolmen dit Dolmen de la Forêt, situé à Gennes-Val-de-Loire dans les Pays de la Loire, est un édifice mégalithique emblématique de la période néolithique. Ce dolmen de type angevin à portique, classé monument historique en 1980, se distingue par ses dimensions imposantes : 10,5 mètres de long pour 5 mètres de large en intérieur. Il est composé d'une chambre délimitée par une dalle de chevet, des orthostates latéraux, et recouverte de deux tables de couverture en grès. L'entrée, encadrée par deux dalles, conserve une table carrée inclinée vers le nord.
Lors des fouilles menées en 1897, un squelette fut découvert dans la chambre, sans mobilier funéraire, suggérant une inhumation postérieure à la construction. Trois éclats de silex, conservés au musée d'Angers, sont associés au site. Un dessin naturel évoquant une tête de bovidé et un œil gravé ornent l'un des piliers d'entrée, ajoutant une dimension symbolique au monument. Ce dolmen illustre les pratiques funéraires et artistiques des sociétés néolithiques de la région.
Le site, également connu sous le nom de Pierre couverte de la Pagerie, est protégé depuis 1990 pour ses éléments spécifiques (cadastre ZH 72). Sa structure en grès et son architecture complexe en font un témoignage rare des constructions mégalithiques angevines. Les études, comme celles de Michel Gruet dans Mégalithes en Anjou (2005), soulignent son importance pour comprendre les traditions locales de l'époque.
La localisation précise du dolmen, près du lieu-dit Le Marais Beauvais, est documentée dans les bases Mérimée et Monumentum. Bien que son accès et sa visibilité soient variables, il reste un point d'intérêt majeur pour l'archéologie et le patrimoine des Pays de la Loire.