Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
1820
Première description écrite
Première description écrite
1820 (≈ 1820)
Par Chaudruc de Cazannes dans un récit.
XIXe siècle (2e moitié)
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
XIXe siècle (2e moitié) (≈ 1865)
Menées par Lesson et Rigaud en 1873.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État français.
1896
Étude par Gabriel de Mortillet
Étude par Gabriel de Mortillet
1896 (≈ 1896)
Publication dans les *Bulletins de la Société d'anthropologie*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit La Pierre Levée : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Chaudruc de Cazannes - Descripteur (1820) |
Auteur de la première description connue. |
| René Primevère Lesson - Archéologue (XIXe) |
A mené des fouilles sur le site. |
| Charles Rigaud - Archéologue (1873) |
Fouilles ayant révélé un disque en os. |
| Gabriel de Mortillet - Anthropologue (1896) |
A étudié les mégalithes de Charente-Maritime. |
Origine et histoire
Le dolmen dit La Pierre Levée, situé à Ardillières en Charente-Maritime, est un monument mégalithique daté du Néolithique. Il se compose de quatre orthostates (dont un couché) délimitant une chambre sépulcrale rectangulaire (2,15 m x 1,40 m), recouverte d’une table de calcaire de 2,80 m de long. La table présente une cupule, tandis qu’un orthostate porte une gravure en forme de crosse, rare dans le département. Le site, mentionné dès la Carte de Cassini (XVIIIe siècle), fut fouillé au XIXe siècle par René Primevère Lesson et Charles Rigaud, révélant un disque en os gravé.
Classé monument historique en 1889, le dolmen est associé à des légendes locales : l’une en fait une « porte de l’enfer » sans retour, l’autre évoque une fée gardienne souterraine. Les dalles, en calcaire local, pourraient provenir d’une carrière proche. Le monument illustre les pratiques funéraires néolithiques, avec une chambre orientée au sud-est, typique des sépultures collectives de cette période.
Les fouilles du XIXe siècle, bien que limitées, ont permis de découvrir un unique objet archéologique : un disque en os perforé et gravé. Ce dolmen, étudié par Gabriel de Mortillet en 1896, reste un témoignage remarquable de l’art mégalithique régional. Sa protection précoce (1889) souligne son importance patrimoniale, renforcée par sa représentation sur des cartes historiques et ses particularités architecturales, comme la décoration gravée.