Dolmen dit Table des Morts à Massac dans l'Aude

Dolmen dit Table des Morts

  • 11330 Massac
Propriété de la commune

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1896
Fouilles initiales
1925
Classement historique
Début des années 1940
Dégâts par la foudre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit Table des Morts (cad. 377) : classement par arrêté du 12 juin 1925

Personnages clés

M. Barnier Ingénieur des mines de Padern et conseiller général de l'Aude, responsable des fouilles de 1896.
Jean Guilaine Archéologue ayant mené des fouilles ultérieures et retrouvé des artefacts supplémentaires.
Jean-Philippe Bocquenet Auteur d'un mémoire sur les monuments mégalithiques dans les Corbières méridionales.
Germain Sicard Auteur d'un essai sur le dolmen.

Origine et histoire

La Table des Morts, parfois orthographiée Table des Maures, est un dolmen situé sur la commune de Massac, dans le département de l'Aude. Signalé et fouillé en 1896 par M. Barnier, ingénieur des mines de Padern et conseiller général de l'Aude, il était considéré au début du XXe siècle comme le plus beau dolmen du département. Il a été classé monument historique par arrêté du 12 juin 1925. L'édifice se trouve à 562 m d'altitude, sur le rebord d'une colline dominant un vaste horizon à l'est. Bien qu'il soit parfois qualifié de « petite allée couverte », il ne répond pas aux critères de cette typologie. Très dégradé, son architecture est difficile à lire ; il semble toutefois correspondre à un dolmen à chambre rectangulaire de 3,30 m sur 1,12 m, dont les côtés convergeaient vers l'entrée. La table de couverture, de 2,40 m par 2,62 m, a été brisée par la foudre au début des années 1940 ; elle reposait initialement sur six orthostates et une dalle de chevet qui se sont effondrés à l'intérieur de la chambre. Toutes les dalles sont en calcaire d'origine locale et le tumulus, de forme circulaire, mesure 8 m de diamètre. Lors des fouilles de Barnier, on a recueilli des ossements humains, 85 dents, un anneau de bronze, des pendeloques en coquillage et une fusaïole en terre cuite. Une fouille ultérieure menée par Jean Guilaine a permis de retrouver dans les déblais un tesson attribué au Campaniforme et, dans la chambre, des fragments de céramique de type Graufresenque liés à une violation à l'époque romaine (Ier siècle). Les principales références bibliographiques sont le mémoire de Jean-Philippe Bocquenet (1993) sur les monuments et nécropoles mégalithiques dans les Corbières méridionales, un article de Jean Guilaine (1963) et un essai de Germain Sicard (1929).

Liens externes