Frise chronologique
1805
Description par M. Bottin
Description par M. Bottin
1805 (≈ 1805)
Première étude détaillée du monument.
vers 1830
Dégâts sur les dalles
Dégâts sur les dalles
vers 1830 (≈ 1830)
Deux orthostates renversés par des ouvriers.
18 avril 1914
Classement monument historique
Classement monument historique
18 avril 1914 (≈ 1914)
Protection officielle par l'État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen du Bois (cad. A 172) : classement par journal officiel du 18 avril 1914
Personnages clés
| M. Bottin - Secrétaire de la Société des sciences de Lille |
A décrit le dolmen en 1805. |
| Léon Desailly - Archéologue et chercheur |
A étudié les mégalithes de la Sensée en 1923. |
| L. Quarré-Reybourbon - Auteur d'une étude mégalithique |
A documenté le site en 1896. |
Origine et histoire
Le dolmen du Bois de Hamel, surnommé pierre Chavatte ou Cuisine des Sorciers, est une allée couverte protohistorique située dans le département du Nord, à Hamel. Ce monument mégalithique se compose aujourd’hui de deux orthostates (piliers verticaux) supportant une table de couverture en grès rose, mesurant 3,40 m de long pour 0,35 m d’épaisseur. À l’origine, l’édifice, décrit en 1805 par M. Bottin comme une structure d’environ 5 m de long, comptait quatre dalles supports, dont deux furent renversées vers 1830 par des ouvriers. La surface de la table présente une douzaine de cavités cylindriques, dont huit prolongées par des rigoles, interprétées par certains comme une représentation de la Grande Ourse.
Classé monument historique le 18 avril 1914, le dolmen est associé à un riche folklore local. Selon les croyances, les pierres n’auraient pas été taillées par l’homme, mais serviraient de cuisine aux sorciers ou d’abri pour des êtres malfaisants appelés Caramaras. Le nom pierre Chavatte pourrait dériver du patois local chawatte (chouette) ou de savate, en référence aux cavités évoquant des empreintes. Ces légendes, ainsi que les hypothèses astronomiques, ajoutent une dimension mystérieuse à ce vestige protohistorique.
Les dalles, en grès dur et fin, proviennent probablement d’affleurements locaux. Leur disposition et leur poli suggèrent un travail humain, bien que certaines rigoles puissent être naturelles. L’étude de Léon Desailly en 1923 et les travaux de L. Quarré-Reybourbon en 1896 soulignent l’importance archéologique du site, lié aux pratiques funéraires ou rituelles de la Protohistoire. Aujourd’hui propriété de la commune de Hamel, le dolmen reste un témoignage rare des constructions mégalithiques dans les Hauts-de-France.