Frise chronologique
vers 1870 av. J.-C.
Datation C14
Datation C14
vers 1870 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Néolithique final (charbons).
1894
Découverte du dolmen
Découverte du dolmen
1894 (≈ 1894)
Par M. de Tournemine à Quessoy.
10 octobre 1896
Classement monument historique
Classement monument historique
10 octobre 1896 (≈ 1896)
Après fouilles d'A. Anne-Duportal.
1963-1964
Fouilles complètes
Fouilles complètes
1963-1964 (≈ 1964)
Menées par Jean L’Helgouach.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen du Champ-Grosset (cad. G 465) : classement par arrêté du 10 octobre 1896
Personnages clés
| M. de Tournemine - Découvreur du site |
Identifie le dolmen en 1894. |
| A. Anne-Duportal - Archéologue |
Fouilles initiales en 1896. |
| Jean L'Helgouach - Archéologue |
Fouilles et étude 1963-1964. |
Origine et histoire
Le dolmen du Champ-Grosset, découvert en 1894 par M. de Tournemine à Quessoy (Côtes-d'Armor), est une allée couverte mégalithique datée du Néolithique. Classé monument historique dès 1896 après des fouilles menées par A. Anne-Duportal, il révèle un mobilier funéraire (vases, haches polies, lames de silex) lié aux cultures Seine-Oise-Marne et armoricaines. Sa structure, longue de 12,90 m, comprend 23 orthostates en granite local et six tables de couverture, entourées d’un cairn partiellement conservé.
Les fouilles de 1963-1964, dirigées par Jean L’Helgouach, ont précisé son architecture : une entrée latérale probable, une chambre annexe à l’est, et une hauteur sous dalle estimée à 1,20 m. Les charbons prélevés en 1964, datés vers 1 870 av. J.-C. (Néolithique final), confirment son usage funéraire sur une longue période. Le monument illustre les traditions mégalithiques bretonnes, avec un cairn ne recouvrant pas les tables mais s’arrêtant au niveau des supports.
Le mobilier archéologique, incluant des disques en schiste interprétés comme des poids, et une lame de type pressignien, souligne les échanges culturels de l’époque. Le site, fouillé sous l’égide de la Société d’émulation des Côtes-d’Armor, reste un témoignage majeur des pratiques sépulcrales néolithiques en Bretagne, associant architecture monumentale et offrandes funéraires.