Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification et premières inhumations collectives.
Âge du bronze
Incinérations secondaires
Incinérations secondaires Âge du bronze (≈ 1500 av. J.-C.)
Dépôt de cendres sous le tumulus.
1877
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1877 (≈ 1877)
Menées par Jean-Baptiste Delort.
22 mai 1980
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 22 mai 1980 (≈ 1980)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. BP 158) : classement par arrêté du 22 mai 1980
Personnages clés
Jean-Baptiste Delort - Archéologue
A fouillé le site en 1877.
Origine et histoire
Le dolmen du Chausse, aussi appelé dolmen de Mons, est un monument mégalithique situé dans la commune de Saint-Georges, dans le département du Cantal (Auvergne-Rhône-Alpes). Daté du Néolithique, il se compose de deux orthostates latéraux, d’une dalle de chevet et d’une table de couverture en basalte, provenant du village voisin de Mons. L’ensemble est entouré de murets et accessible par un couloir en pierres sèches. À l’origine, le tumulus ne recouvrait pas entièrement la structure, mais des travaux agricoles ultérieurs l’ont transformé en tas d’épierrement, contribuant paradoxalement à sa préservation.
Fouillé en 1877 par Jean-Baptiste Delort, le site a révélé des sépultures collectives : au moins sept individus y furent inhumés au Néolithique avant que la chambre ne soit scellée par un mur. À l’Âge du bronze, deux corps incinérés y furent déposés sous des blocs du tumulus, sans altérer le dolmen. Plus tard, à l’Âge du fer, une nécropole de tumuli se développa autour du site, formant un ensemble funéraire connu sous le nom de nécropole des tumuli de Chausse.
Le mobilier archéologique découvert inclut des lames et armatures de flèches en silex, 775 anneaux en bronze, des perles, un bracelet et des tessons de céramique, aujourd’hui conservés au musée de Saint-Flour. Ces objets témoignent des pratiques funéraires et artisanales des populations néolithiques et protohistoriques de la région. Le dolmen a été classé aux monuments historiques le 22 mai 1980, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale.
La structure du dolmen, bien que modeste, illustre les techniques de construction mégalithique de l’époque. Les dalles de basalte, transportées depuis Mons à un kilomètre de distance, soulignent l’effort collectif nécessaire à son édification. Le site, aujourd’hui protégé, offre un témoignage rare des rituels funéraires et de l’organisation sociale des communautés agricoles du Néolithique en Auvergne.