Mention par Léon Audé 1841 (≈ 1841)
Première mention du dolmen et signalement d'un tertre conique.
1862
Signalement de menhirs
Signalement de menhirs 1862 (≈ 1862)
L'abbé Baudry signale la présence de trois menhirs renversés.
1901-1905
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1901-1905 (≈ 1903)
Marcel Baudouin et Georges Lacouloumère fouillent et restaurent l'édifice.
1969
Disparition des menhirs
Disparition des menhirs 1969 (≈ 1969)
Les menhirs disparaissent lors du remembrement.
1991
Classement historique
Classement historique 1991 (≈ 1991)
Le dolmen est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen du Grand-Bouillac (cad. ZI 46) : classement par arrêté du 30 avril 1991
Personnages clés
Léon Audé
A mentionné le dolmen en 1841.
Marcel Baudouin
Archéologue ayant fouillé et restauré le dolmen.
Georges Lacouloumère
Archéologue ayant fouillé et restauré le dolmen.
Abbé Baudry
A signalé la présence de menhirs renversés en 1862.
Origine et histoire du dolmen du Grand-Bouillac
Le dolmen du Grand-Bouillac, également appelé Palet de Gargantua, se trouve à Saint-Vincent-sur-Jard, en Vendée. Il est mentionné par Léon Audé en 1841, qui signale à proximité un tertre conique qui pourrait correspondre à la plate-forme d'un ancien moulin. Marcel Baudouin et Georges Lacouloumère ont fouillé et "restauré" l'édifice en 1901 et 1905. L'ensemble a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 30 avril 1991.
La restauration de Baudouin et Lacouloumère rend difficile la détermination du type exact du dolmen, mais, d'après le plan dressé avant leur intervention, il pourrait s'agir d'un dolmen à couloir coudé partiellement effondré. Les dalles qui composent la structure sont en grès local. Vers 1862, l'abbé Baudry signale la présence de trois menhirs renversés à une cinquantaine de mètres au sud et à l'est ; deux d'entre eux furent brièvement redressés puis retombèrent et finirent par disparaître lors du remembrement de 1969.
Le mobilier découvert est conservé au Musée Sainte-Croix des Sables-d'Olonne ; il comprend du petit matériel en os, notamment deux poinçons, et en silex deux pointes de flèche tranchantes, une lame, un perçoir, un fragment de hache polie et huit éclats. Les tessons de céramique portent des décors d'impressions au peigne de style campaniforme et des empreintes d'ongle en V. Les déblais ont livré d'autres tessons, dont un fragment campaniforme de couleur rouge vif décoré de lignes horizontales, ainsi qu'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons attribuée au Chalcolithique; plusieurs dents et ossements humains ont également été retrouvés.
La tradition locale présente le dolmen comme le palet de Gargantua, lancé alors que le géant jouait aux quilles en enjambant la vallée du Bouillac, un pied posé à Jard et l'autre au Bernard, la quille étant identifiée à la Pierre-qui-vire de Longeville-sur-Mer. On raconte aussi que le dolmen abriterait un jeu de boules en or, objet de convoitise de quelques chercheurs de trésor au début du XXe siècle.