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Dolmen du Griffier à Antoigné en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine Celtique
Dolmens
Maine-et-Loire

Dolmen du Griffier à Antoigné

    D178
    49260 Antoigné
Propriété privée
Dolmen du Griffier à Antoigné
Dolmen du Griffier à Antoigné
Dolmen du Griffier à Antoigné
Dolmen du Griffier à Antoigné
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1865
État de ruine attesté
1876
Confirmation de l'état ruiné
1893
Fouilles infructueuses
1913
Nouvelle campagne de fouilles
23 janvier 1984
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen du Griffier (cad. F 60) : inscription par arrêté du 23 janvier 1984

Personnages clés

Millet - Observateur historique Signale l'état ruiné en 1865.
Raimbault - Observateur historique Confirme la ruine en 1876.
Bousrez et Charrier - Historiens ou archéologues Attribuent l'effondrement à des fouilles.
Michel Gruet - Auteur et chercheur A étudié les mégalithes en Anjou.

Origine et histoire

Le dolmen du Griffier, également connu sous le nom de dolmen de Coulon ou Pierre-Forte des Giraudières, est un édifice mégalithique situé à Antoigné, dans le département de Maine-et-Loire. Ce dolmen, daté du Néolithique, se distingue par son architecture de type carré à portique, bien que partiellement effondré. Ses dalles, en grès éocène de couleur blanche ou rose, incluent encore un orthostate droit de la chambre et un pilier gauche du portique debout. Le tumulus qui l’entourait a aujourd’hui disparu, et son état de ruine est attesté depuis au moins le milieu du XIXe siècle.

Selon les sources historiques, le dolmen était déjà en mauvais état en 1865, comme le confirment les observations de Millet et Raimbault. Ce dernier précise en 1876 que l’édifice était dans cet état depuis plus de cinquante ans. D’autres hypothèses, comme celles de Bousrez et Charrier, attribuent son effondrement à des fouilles infructueuses menées en 1893. Une seconde campagne de fouilles aurait eu lieu en 1913, sans que les résultats ne soient précisés.

Le dolmen du Griffier a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 23 janvier 1984. Cette protection officielle souligne son importance patrimoniale, malgré son état fragmentaire. Les matériaux utilisés, le grès éocène, et la structure en portique témoignent des techniques de construction mégalithiques de l’époque néolithique dans la région. Aujourd’hui, il reste un vestige emblématique du mégalithisme en Anjou, accessible pour les études archéologiques et les visites.

Les sources disponibles, notamment les travaux de Michel Gruet dans Mégalithes en Anjou (2005), ainsi que les références de la base Mérimée, permettent de situer ce monument dans le contexte plus large des sites mégalithiques de Maine-et-Loire. Son histoire, marquée par des fouilles et des observations successives, reflète l’intérêt continu pour ces vestiges préhistoriques, bien que leur interprétation reste parfois incertaine.

Liens externes