Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de son édification.
Rvolution française (1789-1799)
Réutilisation comme lieu d'exécution
Réutilisation comme lieu d'exécution Rvolution française (1789-1799) (≈ 1794)
Selon la tradition orale (non confirmée).
20 avril 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 20 avril 1927 (≈ 1927)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen du Lac : classement par arrêté du 20 avril 1927
Personnages clés
Docteur Chabory - Historien local
A évoqué son usage pendant la Révolution.
Origine et histoire
Le dolmen du Lac, aussi appelé la Pierre Sanglante ou la Guillotine, est un édifice mégalithique situé à Saint-Pierre-Colamine, dans le département du Puy-de-Dôme. Ce petit dolmen simple, daté du Néolithique, est constitué de quatre orthostates (dalles verticales) recouverts d’une unique table de couverture. Extérieurement, il mesure 3,60 m de longueur, 2,30 m de largeur et 1,35 m de hauteur. La chambre intérieure, partiellement effondrée, ne repose plus que sur un seul pilier au sud et sur le tumulus au nord, réduisant sa hauteur à 0,50 m. La table et les orthostates présentent une surface interne lisse, et des dalles adjacentes pourraient être d’anciens supports.
Le cairn dolménique, d’un rayon de 6 à 8 m, est partiellement endommagé par le mur d’une ferme attenante. Contrairement à de nombreux sites similaires, ce dolmen n’a apparemment jamais fait l’objet de fouilles archéologiques. Son architecture suggère une vocation funéraire, typique des sépultures collectives du Néolithique. Le monument a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 20 avril 1927, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Selon les écrits du docteur Chabory, le dolmen aurait servi de lieu d’exécution pendant la Révolution française, ce qui lui aurait valu les surnoms de « Pierre sanglante » ou « Guillotine ». Cette réutilisation tardive, bien que marginale dans l’histoire du monument, illustre la manière dont les vestiges préhistoriques ont parfois été réinvestis par des événements postérieurs. Aucune preuve archéologique ne confirme cependant cette anecdote, qui relève davantage de la tradition orale locale.
Le dolmen du Lac s’inscrit dans un ensemble plus large de sites mégalithiques du Puy-de-Dôme, région riche en témoignages de la préhistoire. Son état de conservation, bien qu’altéré par des aménagements agricoles (comme le mur de la ferme), en fait un exemple représentatif des dolmens simples de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L’absence de fouilles limite toutefois la connaissance précise de son histoire et de ses occupants originels.