Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer

  • Le Bronzo
  • 56740 Locmariaquer
Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer
Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer
Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer
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Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer
Dolmen du Mané-Rutual à Locmariaquer
Crédit photo : Gerhard Haubold - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1752
Première représentation connue
1860
Exploration par Bonstetten et Galles
1885
Acquisition par l'État
1889
Classement historique
1936
Restauration par Le Rouzic
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen du Mané-Rutual (cad. BE 216) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Président de Robien Auteur de la première représentation connue du dolmen en 1752.
Chevalier de Fréminville A décrit le dolmen sous le nom de Men-er-Groah.
M. de Bonstetten A exploré le dolmen en 1860 avec L. Galles.
L. Galles A exploré le dolmen en 1860 avec M. de Bonstetten.
Zacharie Le Rouzic Architecte responsable de la restauration du dolmen en 1936.

Origine et histoire du dolmen du Mané-Rutual

Le dolmen du Mané-Rutual, également appelé Mané-Retual, Mané-Rethuel ou dolmen du Bronso, se trouve à Locmariaquer (Morbihan) et plusieurs de ses dalles portent des gravures. Il est représenté dès 1752 dans l'ouvrage du président de Robien sous le nom de « tombeau Gaulois » et fait l'objet de descriptions successives, notamment par le chevalier de Fréminville qui l’appelle Men-er-Groah, puis dans le dictionnaire d'Ogée (1843) sous la graphie Men-en-Ritual. M. de Bonstetten et L. Galles l'explorent en 1860 ; Galles le désigne plus tard sous le nom de Bergouh, et Davy de Cussé signale une nouvelle fouille par « des étrangers » en 1865. Acquis par l'État en 1885, le monument est fouillé et restauré pour la Société polymathique, classé au titre des monuments historiques en 1889, puis restauré de nouveau en 1936 par Zacharie Le Rouzic, qui consolide la dalle de couverture de la chambre par des piliers en béton et redresse le cairn. De type dolmen à couloir, il mesure 16,45 m de long et se compose d'un couloir, d'une antichambre et d'une chambre. Le couloir, long de 9,40 m, est bordé par vingt-trois orthostates (treize à gauche, dix à droite), d'une largeur moyenne de 1,20 m et d'une hauteur moyenne de 1,25 m, et il est recouvert par quatre tables de couverture. L'antichambre, formée de six orthostates (trois de chaque côté), mesure 3,10 m de long sur 2,40 m de large pour une hauteur moyenne de 1,50 m et conserve deux dalles de couverture. La chambre ovoïde, limitée par dix orthostates, présente une largeur variant de 3,50 à 3,90 m et une hauteur sous dalle de 1,80 m ; elle est surmontée d'une unique grande table de couverture de 12 m sur 4,30 m qui déborde largement, sur plus de 6 m, vers le nord à l'extérieur de la chambre. Il est possible, mais non certain, que cette table ait originellement recouvert une cellule terminale aujourd'hui détruite ; avant son acquisition par l'État le dolmen avait servi de dépotoir et avait été endommagé : plusieurs dalles manquaient (au moins quatre tables de couverture), d'autres avaient été déplacées ou entamées, et la plus grande table était renversée et fracturée en trois parties. Félix Gaillard signale en 1892 qu'à vingt mètres à l'ouest du Rutual se trouvent trois grandes tables presque au niveau du sol, reposant sur un simple blocage de pierres et non sur des supports ; il indique qu'elles ont pu appartenir à une sépulture en grande partie détruite et rappelle que M. de Lagrange y découvrit en 1890 une grande lame en silex. L'existence de gravures internes est connue dès le début du XIXe siècle ; Davy de Cussé recense quatre dalles gravées en 1865-1866, et un relevé exhaustif réalisé en 2003-2004 par une équipe dirigée par S. Cassen identifie de nouvelles gravures. Quatre orthostates, deux dans l'antichambre et deux dans la chambre (numérotés 1, 5, 6 et 12), portent des motifs tels que des crosses et des « hache-charrue », et deux dalles de couverture (I et II) présentent sur leurs faces inférieures des figures assimilées à une « déesse-mère » ou un « écusson » et à des motifs « hache-charrue » et « cachalot ». La dalle I, qui est en orthogneiss, est la seule dalle gravée de nature différente ; les autres (II, 1, 5, 6, 12) sont en granite, et la dalle n°6 a été identifiée comme un polissoir. Selon Cassen, les caractéristiques particulières de la dalle I — roche différente, taille disproportionnée par rapport à la surface à couvrir et difficultés de lecture des gravures en position horizontale — suggèrent qu'il s'agissait à l'origine d'une stèle dressée à proximité et réutilisée comme table de couverture lors de la construction du dolmen. Les premières récoltes de mobilier, par Bonstetten et Galles, se limitaient à un fragment de flèche en silex, des tessons de poteries grossières et du petit mobilier d'époque romaine, notamment une céramique, une monnaie de bronze de Constantin II et des fragments de statuettes blanchâtres. La fouille-restauration de 1885 a livré un mobilier plus abondant attribué au Néolithique et à l'époque gallo-romaine : parmi les objets néolithiques figurent un gros grain en terre cuite et principalement des éléments lithiques — trois percuteurs en quartz, une hache en diorite, une vingtaine d'éclats de silex, une lame en silex et diverses boules en pierre (granite, quartz) d'usage indéterminé — conservés dans les collections de la Société polymathique au Château-Gaillard à Vannes. Le mobilier gallo-romain comprend une grande quantité de céramiques et de briques, des monnaies et divers fragments métalliques, céramiques et lithiques.

Liens externes