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Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen du Plo de Laganthe (cad. A 510) : classement par liste de 1889
Personnages clés
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Origine et histoire du dolmen du Plo de Laganthe
Le dolmen du Plo de Laganthe, aussi nommé dolmen de la Gante ou Las Tres Pèiras, est un monument mégalithique situé à Labastide-Rouairoux, dans le Tarn. Ce dolmen simple se compose de quatre pierres : une dalle de couverture de 4,8 x 3,2 mètres (21 tonnes) soutenue par deux orthostates de 4,1 et 4,5 mètres, tandis qu’une quatrième pierre gît au sol. Son architecture modeste contraste avec les nombreux menhirs de la région, typiques de la zone granitique du sud du Tarn, où les dolmens restent rares (moins de 10 recensés).
Selon une légende locale, les habitants du Soulié, souhaitant construire une église, auraient imploré la Vierge pour transporter trois pierres depuis Peyremaux. Déçue par leur manque de piété — ceux-ci préférant se disputer et s’enivrer —, elle aurait abandonné les pierres sur place, donnant naissance au dolmen. Cette anecdote folklorique illustre l’importance symbolique du site, lié aux croyances et aux récits populaires de la région.
Classé monument historique dès 1889, le dolmen se situe à la limite des départements du Tarn et de l’Hérault, au bord de la D64, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc. Son environnement est exceptionnellement riche en mégalithes : quatre menhirs (la Crosse, Faydas, Briol, Rocadel) se trouvent dans un rayon de 4 km. Cette concentration reflète l’occupation néolithique de la zone, où les communautés érigeaient ces structures à des fins funéraires ou rituelles.
Le dolmen du Plo de Laganthe témoigne des pratiques architecturales et spirituelles du Néolithique dans le sud-ouest de la France. Son classement précoce souligne son importance patrimoniale, tandis que sa localisation stratégique, entre zones granitique et calcaire, en fait un marqueur des différences régionales dans l’implantation des mégalithes. Les dolmens, plus fréquents au nord du Tarn (zone calcaire), y côtoient peu de menhirs, contrairement au sud où ces derniers dominent.