Frise chronologique
3930–3660 av. J.-C.
Datation du crâne trépané
Datation du crâne trépané
3930–3660 av. J.-C. (≈ 3795 av. J.-C.)
Période calibrée pour le dolmen A.
1883
Fouilles de Félix Gaillard
Fouilles de Félix Gaillard
1883 (≈ 1883)
Première exploration après dégradations.
1884
Restauration des dolmens
Restauration des dolmens
1884 (≈ 1884)
Travaux post-fouilles par Gaillard.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1889 (≈ 1889)
Parmi les premiers sites protégés.
2008
Travaux et nouvelles découvertes
Travaux et nouvelles découvertes
2008 (≈ 2008)
Relevé complet et coffre campaniforme.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen du Port-Blanc (cad. B 996) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Félix Gaillard - Archéologue |
Fouilles et restauration en 1883–1884. |
Origine et histoire
Les dolmens du Port-Blanc, aussi appelés dolmens de Porz-Guen, sont deux monuments mégalithiques situés à Saint-Pierre-Quiberon, dans le Morbihan. Ils datent du Néolithique et ont été édifiés en bordure de falaise, près de la Pointe du Percho. Ces dolmens de type « à couloir » sont orientés au sud-est et disposés en parallèle, à 5 mètres l’un de l’autre, dans un cairn partiellement conservé. Leur découverte a révélé des traces d’occupation et des artefacts archéologiques significatifs, dont des ossements et des objets funéraires.
En 1883, Félix Gaillard fouille le site après des dégradations et restaure les monuments en 1884. Classés parmi les premiers monuments historiques par la liste de 1889, les dolmens ont fait l’objet de travaux en 2008, révélant une construction en deux phases : le dolmen B, plus ancien, aurait été complété ultérieurement par le dolmen A. Les fouilles ont également mis au jour un petit coffre entre les deux dolmens, attribué à une réutilisation du site au Campaniforme (âge du Bronze ancien).
Les dolmens abritaient les restes d’au moins 37 individus, avec des pratiques funéraires variées : squelettes entiers, ossements dispersés, et traces d’incinération. Le mobilier archéologique inclut des haches en diorite, des vases (dont un caliciforme du Campaniforme), un poinçon en bronze, et un crâne trépané daté entre 3930 et 3660 av. J.-C. Ces découvertes suggèrent une utilisation prolongée du site, du Néolithique moyen au Néolithique récent, avec des réaménagements ultérieurs.
Le dolmen A, de forme sub-rectangulaire, possède une chambre délimitée par huit orthostates et un couloir partiellement conservé. Le dolmen B, probablement circulaire à l’origine, a subi l’érosion de la falaise, ne conservant qu’une partie de sa chambre et quatre orthostates dans son couloir. Une plate-forme extérieure, interprétée comme une aire liée à la construction mégalithique, a livré des ossements et des fragments de vases. L’ensemble illustre l’importance rituelle et funéraire des sites mégalithiques armoricains.
La conservation exceptionnelle des ossements, protégés par un recouvrement de sable coquillier, a permis d’étudier les pratiques funéraires collectives. Le dolmen A contenait deux couches d’ossements séparées par des pierres, tandis que le dolmen B abritait cinq squelettes en position variée. Les artefacts, comme le vase campaniforme, témoignent de contacts culturels et de réutilisations du monument bien après sa construction initiale.