Dolmen du Rat à Saint-Sulpice dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen du Rat à Saint-Sulpice

  • Le Bourg
  • 46160 Saint-Sulpice
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice : lentrée
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice : lintérieur
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice : le tumulus
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice : la table
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice
Dolmen du Rat à Saint-Sulpice
Crédit photo : P. Danilo Royet - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
2000
Néolithique récent
Construction du dolmen
2011
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le site archéologique (cad. AO 41b) : inscription par arrêté du 27 mai 2011

Personnages clés

Jean Clottes Archéologue ayant étudié la murette de soutènement du cairn.

Origine et histoire du dolmen du Rat

Le dolmen du Rat, situé près du hameau de Le Rat sur la commune de Saint‑Sulpice (Lot), est un monument funéraire du Néolithique récent – Chalcolithique inscrit au titre des monuments historiques depuis 2011. Il se distingue par ses dimensions et par l'état de conservation de ses éléments architecturaux, en particulier la chambre funéraire. Il s'agit d'un dolmen simple qui a conservé son tumulus circulaire d'environ 13 mètres de diamètre, formé d'un cairn de grosses pierres entassées et recouvert d'un amas détritique. Une murette de pierres plates, haute de 0,85 à 0,90 mètre, part de l'orthostate nord et se prolonge sur une grande partie du tumulus ; Jean Clottes y voit une murette de soutènement du cairn. La chambre rectangulaire, orientée selon l'axe est‑ouest (azimut 90°), est délimitée par de lourdes dalles enfoncées dans le sol sur plus de 0,20 mètre en moyenne ; elle est close sur ses quatre côtés et s'ouvre vers le sud‑est. Une dalle retrouvée à la surface du tumulus, de dimensions 1,30 × 0,10 × 0,90 m, correspond à l'ouverture de la chambre et était probablement la dalle de fermeture déplacée lors d'une violation de la sépulture ; une dalle de chevet ferme la chambre de façon parfaite. Le sol intérieur était recouvert d'un pavage en opus incertum complété par une dalle massive de 1,95 × 1 m, et précédé d'un seuil constitué de quatre pierres d'environ 0,50 × 0,20 × 0,25 m ; le pavage a été réalisé en avançant de l'entrée vers le fond, les dalles se chevauchant légèrement et étant calées par de petites pierres le long des parois. Un élément particulier de ce dolmen est la stèle aniconique triangulaire, petite dalle de 0,80 × 0,13 × 0,38 m, plantée sur sa pointe et calée par des pierres contre l'orthostate gauche ; la présence de ce type de stèle, rare mais non unique, est relevée sur quelques autres dolmens de la région. La tombe avait été violée avant les fouilles, le déplacement de la dalle de fermeture ayant entraîné l'accumulation d'un remplissage détritique dans la chambre ; les fouilles n'ont livré que quelques petits objets laissés par les pilleurs ainsi que des ossements humains et animaux. Les restes humains sont constitués principalement de petits os (rotules, phalanges, vertèbres) et de dents, les os longs étant fracturés, tandis que les os d'animaux correspondent à des restes de cheval et de mouton qui ne peuvent être rattachés de façon certaine à la sépulture et pourraient provenir d'occupations postérieures. Le mobilier retrouvé comprend 36 perles annulaires (3 en jayet, 33 en calcite), une perle en tonnelet en calcite et des tessons de poterie dont la plupart sont datés du Moyen Âge au plus tard ; une centaine de petits tessons, découverts à l'extérieur de la chambre sur le tumulus et devant l'entrée, paraissent plus anciens et pourraient être des restes d'offrandes, mais leur mauvais état de conservation n'a pas permis d'aller plus loin dans l'interprétation.

Liens externes