Frise chronologique
Néolithique
Construction du site
Construction du site
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du dolmen et menhir.
1876
Première mention écrite
Première mention écrite
1876 (≈ 1876)
René-François Le Men cite le site.
1882
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1882 (≈ 1882)
Paul du Châtellier explore l’allée couverte.
7 octobre 1931
Classement monument historique
Classement monument historique
7 octobre 1931 (≈ 1931)
Protection légale du site par arrêté.
2011
Inventaire actualisé
Inventaire actualisé
2011 (≈ 2011)
Étude par Sparfel et Pailler.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen et menhir (cad. T 594) : classement par arrêté du 7 octobre 1931
Personnages clés
| René-François Le Men - Archéologue |
Auteur de la première mention en 1876. |
| Paul du Châtellier - Fouilleur du site |
Découvre le mobilier en 1882. |
| Yvan Pailler - Archéologue moderne |
Co-auteur de l’inventaire de 2011. |
| Yohann Sparfel - Archéologue moderne |
Co-auteur de l’inventaire de 2011. |
Origine et histoire
Le dolmen et menhir de Kercordonner forment un ensemble mégalithique situé à Moëlan-sur-Mer, dans le Finistère, datant du Néolithique. Ce site se compose d’une allée couverte orientée sud-est/nord-ouest, longue de 11 mètres, et d’un menhir de 3,15 mètres de hauteur, implanté à moins de 5 mètres à l’est de l’allée. Les structures, principalement en granite rose et micaschiste, témoignent d’une architecture funéraire et symbolique complexe, typique de cette période.
L’allée couverte, fouillée par Paul du Châtellier en 1882, révèle un mobilier archéologique riche : poteries (dont un vase campaniforme), haches en pierre polie, armatures de flèches en silex, pendeloques, un poignard en cuivre et un brassard d’archer. Ces artefacts suggèrent des pratiques funéraires et rituelles, ainsi qu’un savoir-faire artisanal avancé. Le sol, pavé de dalles minces, et la présence d’un vestibule renforcent l’hypothèse d’un espace sacré dédié aux défunts.
Le site, mentionné pour la première fois par René-François Le Men en 1876, est classé monument historique depuis le 7 octobre 1931. Son nom breton, Park-ar-Minigou (« champ aux petites pierres »), et sa localisation dans le quartier de Kersegalou (« lieu des sages »), soulignent son ancrage culturel et géographique. Le menhir, aligné avec l’allée, pourrait marquer une orientation astronomique ou symbolique, bien que cette hypothèse ne soit pas explicitement documentée dans les sources.
Les fouilles et études ultérieures, notamment celles d’Yvan Pailler et Yohann Sparfel en 2011, confirment l’importance régionale du site parmi les monuments mégalithiques du Finistère. Son état de conservation et sa protection légale en font un témoignage précieux des pratiques néolithiques en Bretagne, tout en posant des questions sur les croyances et l’organisation sociale des communautés de l’époque.