Frise chronologique
Néolithique
Construction du site mégalithique
Construction du site mégalithique
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification des dolmens et tumulus.
XVIIIe–XIXe siècles
Destruction progressive du site
Destruction progressive du site
XVIIIe–XIXe siècles (≈ 1865)
Urbanisation et prélèvement de pierres.
1881
Étude par Paul du Châtellier
Étude par Paul du Châtellier
1881 (≈ 1881)
Plan détaillé avant destruction majeure.
10 novembre 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
10 novembre 1921 (≈ 1921)
Protection des vestiges restants du dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. G 1573) : classement par décret du 10 novembre 1921
Personnages clés
| Paul du Châtellier - Archéologue |
A étudié et cartographié le site en 1881. |
| Jean L'Helgouac'h - Spécialiste du mégalithisme |
A souligné l’importance des dolmens compartimentés. |
| Louis Flagelle - Historien local |
A mentionné le site en 1877. |
Origine et histoire
Le dolmen de Menez Goarem ar Feunteun, situé à Plobannalec-Lesconil dans le Finistère, est un vestige d’une vaste nécropole mégalithique du Néolithique. Au XIXe siècle, le site comptait plus de quinze tumulus répartis sur dix à douze hectares, mais il a été presque entièrement détruit par l’urbanisation. Seuls quelques vestiges, dont un dolmen classé en 1921, subsistent dans un jardin visible depuis la rue Jules-Ferry.
Le site, décrit en 1883 par Paul du Châtellier, abritait des dolmens à chambres compartimentées, dont un exemplaire de 11 mètres de long avec un couloir courbe et une chambre ovoïde. Les pierres du site ont servi à la construction des maisons locales, accélérant sa disparition. Jean L’Helgouac’h souligne l’importance archéologique des dolmens compartimentés de ce lieu.
Au XVIIIe siècle, la zone était quasi déserte, mais l’essor de la pêche au XIXe siècle a transformé Lesconil, entraînant la destruction progressive du site. Les tumulus s’étendaient entre une fontaine et le Ster Nibilik, avec trois tumulus isolés à Menez Veil. Aujourd’hui, seuls des vestiges épars rappellent cette nécropole, dont le plan détaillé par du Châtellier reste la principale source historique.
Le dolmen classé, partiellement conservé, illustre l’architecture funéraire néolithique avec ses parois en mégalithes et pierre sèche. Sa chambre, probablement couverte par encorbellement, mesure 3 × 5 mètres. Le site, autrefois riche en allées couvertes et urnes, a été pillé pour ses matériaux, comme le craignait du Châtellier dans ses notes de 1881.
Le toponyme Menez Goarem ar Feunteun évoque en breton une « montagne pierreuse de la fontaine », reflétant le paysage local. Le site, situé sur un plateau en pente vers la mer, était un lieu de sépulture collective avant de devenir une carrière informelle. Son classement en 1921 n’a pu sauver qu’un fragment de ce patrimoine mégalithique breton.