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Dolmen à Montchevrier dans l'Indre

Indre

Dolmen

    D72
    36140 Montchevrier
Propriété privée
Dolmen
Dolmen
Crédit photo : Jean FAUCHEUX - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1804
Première description écrite
1862
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen (cad. E 42) : classement par liste de 1862

Personnages clés

Préfet Dalphonse - Auteur du *Mémoire statistique* (1804) Premier descriptif écrit (erroné)

Origine et histoire

Le dolmen de la Pierre à la Marte, situé à Montchevrier dans le département de l’Indre (région Centre-Val de Loire), est un édifice mégalithique daté du Néolithique. Il fut décrit pour la première fois en 1804 par le préfet Dalphonse dans son Mémoire statistique du département de l’Indre, bien que ce dernier l’ait localisé par erreur à Saint-Plantaire, confondu avec un autre dolmen. Le monument est représenté sur le plan cadastral de Montchevrier sous le nom d'« autel druidique » et fut classé monument historique dès 1862, sous l’appellation erronée de Pierre à la Marque.

D’un point de vue architectural, le dolmen adopte une forme rectangulaire, orientée est-ouest, avec une ouverture à l’est. Il mesure 5 mètres de longueur pour une hauteur de 2,50 mètres. Sa table de couverture, en forme de losange (4 m x 3,25 m), repose sur quatre des huit orthostates originels qui délimitaient la chambre funéraire. Le chevet, autrefois fermé par deux dalles d’1 mètre de haut, est aujourd’hui partiellement affaissé. L’édifice se dresse sur un monticule de 5 mètres de diamètre, vestige possible d’un tumulus ou résultant des labours agricoles ayant épargné la structure.

Le nom Pierre à la Marte renvoie à une légende locale berrichonne évoquant la marte, une fée maléfique connue pour poursuivre les hommes. Selon la tradition orale, ce dolmen serait la tombe d’un général mort au combat, ou plus tardivement, un autel druidique dédié à des sacrifices humains. Ces récits folkloriques, bien que postérieurs à la période néolithique, illustrent la réappropriation symbolique du monument au fil des siècles.

Le dolmen est protégé au titre des monuments historiques depuis la liste de 1862, sous la référence cadastrale E 42. Son état de conservation, bien qu’altéré (affaissement partiel, disparition de certaines dalles), en fait un témoignage rare des pratiques funéraires néolithiques en Berry. Les sources disponibles, incluant les travaux de Gérard Coulon et Frédéric Lontcho, soulignent son importance dans le patrimoine mégalithique de l’Indre.

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