Dolmen à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales

Dolmen

  • 66290 Cerbère
Dolmen
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Crédit photo : El Caro - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1882
Première mention connue
1889
Classement historique
1950
Redécouverte du dolmen
1963
Fouilles archéologiques
1987
Étude archéologique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen (cad. E 508) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Ludovic Martinet Premier à mentionner et décrire le dolmen en 1882.
Pierre Ponsich Archéologue ayant redécouvert le dolmen en 1950 et mené des fouilles en 1963.
Abélanet Archéologue ayant participé aux fouilles de 1963.

Origine et histoire

Le dolmen de la Coma Enestapera, ou Coma Estapera, est situé à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales. De petite taille, il a été réutilisé et aménagé en abri au cours des siècles, si bien que son architecture d'origine reste incertaine. Il se trouve à environ 500 mètres de Puig Joan, le long de la crête se dirigeant vers le sud-est, après un col nommé Coll del Pinyer, au pied d’un piton rocheux. À quelques hectomètres se dressent d’autres dolmens (Gratallops, Coll de les Portes, Coll de la Farella) et deux menhirs (Pedra Dreta de Sant Salvador et menhir de Perafita). Le nom « Coma Enestapera » est catalan; coma correspond à la combe en français et la toponymie locale indique que la présence du dolmen a donné son nom à la dépression. Le monument a également été appelé dolmen du Coll de Cerverol (ancien nom du Coll de Cervera, localisation erronée) et dolmen du Coll del Pinyer. La première mention connue est due à Ludovic Martinet, qui en 1882 le nomme dolmen du Coll de Cerberol et, en 1884, en donne une description basée sur des renseignements indiquant une table ovale d’environ 3 m sur 2 m et 60 cm d’épaisseur, un côté reposant au sol et les autres soutenus par des pierres formant des piliers. Classé monument historique dans la liste de 1889, il est ensuite tombé dans l’oubli avant d’être redécouvert par Pierre Ponsich, qui l’intègre avec un plan dans son inventaire des dolmens du Roussillon publié en 1950. La chambre a été fouillée par Ponsich et Abélanet en 1963, puis étudiée à nouveau en 1987 par des archéologues du GESEART. À première vue, le dolmen paraît en assez bon état, mais ses dalles supports se sont délitées; la dalle de couverture, mesurée à 2,60 m sur 2,10 m, s’est fortement inclinée vers le nord et l’orthostate nord s’est fendu; la réutilisation comme abri a entraîné l’accumulation de blocs entre les supports pour en obstruer les interstices. Toutes les dalles sont en schiste ardoisier. Les avis divergent sur la configuration originelle : Carreras et Tarrús voient un dolmen à couloir avec une chambre trapézoïdale et une entrée d’origine au nord, orientation qu’ils expliquent par le relief; Abélanet interprète la fracture de la dalle nord comme un indice d’un plan polygonal et considère que l’entrée primitive se situait au sud, où deux petites dalles joueraient le rôle de fermeture, ce qui ferait du monument un dolmen simple sans couloir. Le tumulus est plat, masqué par la végétation et sans structure apparente; il pourrait mesurer environ six mètres de diamètre. La chambre, très anciennement violée et convertie en abri, a livré lors des fouilles de 1963 des charbons de bois, des fragments de céramiques vernissées et modelées, un outil métallique indéfinissable, des clous de souliers en fer et un petit éclat de silex.

Liens externes