Frise chronologique
Néolithique
Construction présumée
Construction présumée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du mégalithe
1888
Première mention
Première mention
1888 (≈ 1888)
Découvert par Arsène Charier-Fillon
28 octobre 1895
Classement MH
Classement MH
28 octobre 1895 (≈ 1895)
Protection comme monument historique
1896
Pose de la balise
Pose de la balise
1896 (≈ 1896)
Repère altimétrique en bronze
1955
Premier plan détaillé
Premier plan détaillé
1955 (≈ 1955)
Mission de l'Agence des bâtiments
2015
Rapport archéologique
Rapport archéologique
2015 (≈ 2015)
Étude confirmant l'origine néolithique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen : classement par arrêté du 28 octobre 1895
Personnages clés
| Arsène Charier-Fillon - Historien local |
Premier à mentionner le dolmen (1888) |
Origine et histoire
Le dolmen de la Table est un mégalithe submergé situé à 4 km à l’est de Noirmoutier-en-l’Île, sur le plateau de la Vendette en Vendée (Pays de la Loire). Découvert en 1888 par Arsène Charier-Fillon, il fut immédiatement identifié comme un dolmen, bien que sa structure — une dalle de grès losangique de 4,85 m sur 2,63 m — suggère aujourd’hui qu’il s’agirait plutôt d’un menhir. La dalle, pesant environ 3,8 tonnes, repose sur des excroissances calcaires naturelles, excluant la présence de piliers artificiels. Submergé en permanence sauf lors des grandes marées, il témoigne de la transgression flandrienne, phénomène géologique ayant englouti une partie des côtes atlantiques.
Classé monument historique par arrêté du 28 octobre 1895, le mégalithe fut équipé d’une balise en bronze indiquant son altitude (2,535 m au-dessus des basses mers en 1896). Une mission de l’Agence des bâtiments de France en 1955 établit son premier plan détaillé. Avec le menhir de la Pointe des Dames, il aurait marqué l’entrée du goulet de Noirmoutier, voie maritime stratégique dès le Néolithique. Les études récentes (rapport de 2015) confirment son origine néolithique et son déplacement depuis le Bois de la Chaise, où le grès fut extrait.
L’hypothèse d’un dolmen, initialement dominante, est aujourd’hui remise en cause : les blocs sous-jacents, s’avérant des formations géologiques naturelles, rendent improbable la fonction de table de couverture. Le site illustre ainsi les défis de l’archéologie sous-marine et les adaptations des sociétés néolithiques face à la montée des eaux. Les sources historiques, dont les travaux d’Arsène Charier-Fillon (1892) et les rapports du XXe siècle, documentent son évolution, entre mythes locaux et analyses scientifiques.