Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
1896
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1896 (≈ 1896)
Arrêté de protection officiel
1964
Fouilles archéologiques par Louis Gilbert
Fouilles archéologiques par Louis Gilbert
1964 (≈ 1964)
Découverte de tessons et silex
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit l'Usteau du Loup ou La Grotte des Fées : classement par arrêté du 15 février 1896
Personnages clés
| Jean-Baptiste Bouillet - Cartographe |
Plan du dolmen en 1846 |
| Louis Gilbert - Archéologue |
Fouilles officielles en 1964 |
Origine et histoire
L'Usteau du Loup, aussi appelé allée couverte d'Unsac ou Cabane du Loup, est un monument mégalithique situé à Saint-Gervazy, dans le Puy-de-Dôme. Ce dolmen, de type atlantique, représente l'avancée la plus méridionale de ce genre de construction en France. Il se compose aujourd'hui de six orthostates, deux dalles de chevet et une table de couverture renversée au sol. Les blocs, d'origine locale, forment une chambre de 4,40 m de long, ouverte à l'est, tandis que le tumulus a entièrement disparu.
Classé Monument Historique en 1896, l'édifice a fait l'objet de fouilles archéologiques en 1964 par Louis Gilbert. Ces recherches ont révélé des tessons de poterie (dont certains datés du Campaniforme), des silex et des débris plus récents, mais aucun ossement humain. Le site avait déjà subi des fouilles clandestines avant cette intervention, ce qui a pu altérer son intégrité archéologique.
Dans la tradition populaire, l'Usteau du Loup est associé à des légendes liées aux loups ou aux fées, reflétant des croyances locales autour des esprits maléfiques ou du diable. Ces récits ont donné naissance à plusieurs noms vernaculaires, comme La Grotte des Fées ou Maison du Loup. Le monument illustre ainsi à la fois un patrimoine architectural préhistorique et un héritage folklorique encore vivant.
Les caractéristiques architecturales de l'allée couverte, comme l'inclinaison des orthostates vers l'intérieur ou la surface lisse des dalles, suggèrent une construction soignée. La présence d'une possible deuxième table de couverture, aujourd'hui fragmentée, indique une structure initialement plus imposante. Ce dolmen reste un témoignage rare des pratiques funéraires et symboliques du Néolithique en Auvergne.